L’initiative instaure un salaire minimum de 23 francs dans tous les secteurs de l’économie, y compris ceux régis par une CCT ou un CTT, à l’exception de l’agriculture. Des contrôles pourront être menés par l’OCIRT et l’IPE, qui auront le pouvoir d’accéder au relevé des salaires et des heures travaillées des salariés.

Position de la CCIG

La CCIG recommande le rejet ferme de cette initiative. En effet, le salaire minimum est contraire à la tradition suisse de dialogue décentralisé en fonction des réalités des branches. Le système a fait ses preuves et un salaire minimum irait à l’encontre de cette philosophie du partenariat social. En effet, les branches au sein desquelles une protection supplémentaire des travailleurs est nécessaire ont déjà un salaire minimum, par le biais d’une CCT ou d’un CTT. Salaire par ailleurs négocié par la partie patronale comme syndicale. En outre, la meilleure manière de lutter contre la pauvreté c’est l’emploi. Or, le salaire minimum le met en danger dans certaines branches, empêchant l’accès à l’emploi essentiellement aux travailleurs non qualifiés, devenant trop chers. Cette proposition met donc à mal le partenariat social et risque de favoriser le travail au noir.