La réforme vise principalement à exonérer les personnes morales domiciliées en Suisse et les investisseurs étrangers de l'impôt anticipé sur les placements suisses portant intérêts. Le droit de timbre de négociation sera également supprimé sur les obligations suisses, ainsi que sur les obligations étrangères dont la durée résiduelle ne dépasse pas 397 jours.

L'impôt anticipé désavantage notre pays dans la concurrence internationale, car il incite les entreprises suisses à effectuer leurs opérations de financement à l’étranger plutôt qu’en Suisse. La réforme supprime ce défaut.

Aujourd'hui, la Suisse fait cadeau à d’autres pays des recettes fiscales que pourraient lui procurer les opérations de financement des entreprises. En abolissant l’impôt anticipé sur les obligations, le Conseil fédéral et le Parlement veulent renforcer le marché suisse des capitaux, qui deviendra plus attractif pour ces activités de financement, ce qui se traduira par des recettes fiscales supplémentaires qui sont aujourd’hui cédées sans raison à l’étranger.