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Plafond de dépenses pour l’exploitation, l’entretien et l’aménagement des routes nationales pour la période 2020-2023, grands projets à réaliser sur le réseau et étape d’aménagement 2019.

Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a procédé à une consultation sur le plafond de dépenses pour l’exploitation, l’entretien et l’aménagement des routes nationales pour la période 2020-2023 les grands projets à réaliser sur le réseau et l’étape d’aménagement 2019. Compte tenu de l’importance du développement des infrastructures routières pour l’économie genevoise et l’Arc lémanique dans son ensemble, la CCIG a tenu à faire part de sa position sur ce projet.

Dans sa réponse au DETEC, la CCIG note avec satisfaction que la Confédération reconnaît la gravité des problèmes de circulation affectant le canton de Genève, en particulier le fait que l’A1, entre Genève et Lausanne, compte parmi les routes nationales les plus engorgées du réseau suisse.

La CCIG approuve les grandes lignes du projet car elles sont en adéquation avec les planifications d’Etat telles que la stratégie multimodale pour Genève Mobilités et le Plan Directeur cantonal 2030. Elle estime néanmoins que le projet de la Traversée du Lac, au même titre que le Gothard, et selon les critères fixés par la Confédération, devrait entrer dans les « grands projets » de planification nationale. En effet, cette infrastructure répond à trois critères servant à qualifier les « grands projets », à savoir :

  • une installation isolée nécessaire pour la remise en état et/ou l’exploitation fiable de l’infrastructure existante des routes nationales (autoroute de contournement actuelle) ne constituant pas en elle-même un accroissement des capacités;
  • des coûts au-dessus de la limite de 500 millions de francs fixée par le Conseil fédéral;
  • un projet controversé sur le plan politique, avec des conséquences importantes sur la population, le territoire et l’environnement.

 

Dans la mesure où Genève est le seul canton romand à contribuer à la péréquation nationale, la CCIG insiste, dans sa réponse, sur le fait que la Confédération doit veiller à doter le canton et sa région des infrastructures dont ils ont besoin pour accompagner leur développement économique et démographique.