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Tarifs TPG : l’Avivo pas dans le coup

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Charles Lassauce
Posté le 13.02.2013
Opinions

Genève perdrait un peu de son âme sans ses râleurs invétérés. La publication avant-hier d’une analyse comparative de l’association Actif-trafiC classant la cité de Calvin au troisième rang helvétique en matière de transports publics n’a pas manqué de déchaîner les commentaires acerbes. Peut-être faut-il y voir la malencontreuse coïncidence avec la chute de 15 cm de neige ?

Il n’en demeure pas moins que les chiffres sont têtus et que deux notes sont particulièrement intéressantes. Dans cette étude, le maximum de points est en effet donné à Genève pour l’âge du parc de véhicules, qui concrétise les efforts consentis pour développer l’offre et la qualité d’accueil dans les bus et trams, ainsi que pour le coût du billet. L’évaluation de ce second critère prend tout son sens à l’aube de la votation du 3 mars sur l’IN 146.

Alors que l’objectif principal de l’aile politique de l’Avivo est de se profiler auprès de son électorat d’aînés avec l’argument de tarifs TPG trop élevés, une simple étude comparative démontre le contraire. Lorsqu’on ajoute à la réflexion le fait que tous les retraités recevant des prestations complémentaires peuvent obtenir un abonnement annuel pour 60 francs et que les principaux pénalisés seraient les jeunes (hausse de plus de 50% selon les titres de transports), on ne peut plus douter un instant de l’impact négatif que pourrait avoir cette initiative sur la majorité de la population.

Tout a un coût. Se déplacer également. Pour permettre aux TPG de poursuivre le développement de leur réseau et devenir une réelle alternative aux transports individuels, il ne faut pas les priver de moyens. Cette initiative engage Genève dans un cul-de-sac. Pour rester sur la bonne route, il faut rejeter sans scrupule cette initiative électoraliste.

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