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Contournement autoroutier : des paroles aux actes

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Nathalie Hardyn
Posté le 04.04.2013
Opinions

« Le trafic individuel va augmenter » a déclaré le directeur général de la mobilité lors de l’annonce, le 26 mars, de la volonté de Genève d’obtenir à la fois l’élargissement de l’autoroute actuelle et la traversée du lac. Berne et Genève le reconnaissent, l’autoroute actuelle est saturée, la situation ne peut plus durer. Genève doit rattraper son retard en matière d’infrastructures routières aussi. C’est un soulagement pour la CCIG d’entendre la détermination du canton à obtenir l’élargissement de l’autoroute pour 2025 tout en conservant dans le viseur la réalisation de la grande traversée à l’horizon 2030. Comme l’a déclaré le président du Conseil d’Etat Charles Beer à la RTS le lendemain, la construction du Grand Genève nous oblige à résoudre des problèmes de circulation causés par l’éloignement domicile - travail. De gros investissements ont été effectués dans les transports publics. Il faut en parallèle renforcer l’autoroute de contournement et Genève est concerné à terme par la traversée du lac.

Pour obtenir ces deux projets en 2025 et en 2030 respectivement, la classe politique genevoise doit cesser de jouer à la guerre des transports, un jeu qui profite aux autres régions qui ont compris que seule l’union permet de débloquer les fonds fédéraux. Un jeu, surtout, qui se fait au détriment tant des automobilistes que des usagers des TPG, coincés dans les bouchons, ainsi que des entreprises dont les charges inhérentes aux transports grimpent sans cesse.

La grande traversée à l’horizon 2030, c’est aussi, rappelons-le, la clé de voûte de la stratégie cantonale « Mobilités 2030 », dont l’un des objectifs est de réduire la circulation automobile au centre-ville au profit de la mobilité douce et des transports collectifs. Nous avons ces jours entendu que le Conseil d’Etat croit encore dans la traversée du lac. C’est sur ses actions concrètes qu’il est maintenant attendu.

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