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Mobilités 2030 : la voix de l’économie en partie entendue

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Nathalie Hardyn
Posté le 22.05.2013
Opinions

Le Conseil d’Etat vient de publier la version définitive de sa politique de mobilité à l’horizon 2030, version sensiblement remaniée à la suite d’une procédure de consultation au cours de laquelle la CCIG avait fait part de nombreuses critiques (voir site de la CCIG, rubrique « Mobilités 2030 »). Sur plusieurs points, les remarques de la CCIG ont été entendues. La vigilance reste cependant de mise et la CCIG suivra l’évolution du dossier avec attention.

 

Sur la formulation générale du document, on constatera avec satisfaction la disparition d’un discours fleurant l’apologie de la décroissance qui négligeait l’apport du dynamisme économique genevois au bien-être de la région. Le projet est désormais organisé en trois étapes clairement définies et le chapitre « financement » a été développé. Les automobilistes ne sont plus stigmatisés et les deux-roues motorisés sont considérés comme un mode de déplacement à part entière, non plus comme une sorte de mal nécessaire. Enfin, la dimension touristique a été intégrée. 

 

Reste des points de vigilance qu’il faudra suivre de près lorsque le projet sera décliné en plans d’opérationnalisation soumis au Grand Conseil. Mobilités 2030 repose toujours sur la réalisation de la traversée du lac à l’horizon 2030. En l’absence d’un plan B et d’une assurance de financement, il sera nécessaire que le canton présente un visage uni face à la Confédération, qui tient les cordons de la bourse. 

 

Aujourd’hui, les difficultés de circulation  sont telles que certaines entreprise, multisites, commencent à se demander si elles ne devraient pas implanter leurs extensions futures dans d’autres cantons. Pour éviter que ces tentations ne deviennent réalité, la CCIG continuera à veiller au grain, avec le souci du respect équilibré des intérêts de tous les usagers.

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