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Impôts et dépenses publiques : inquiétudes pour les Genevois

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Posté le 24.06.2013
Communiqués de presse

La 7e étude fiscale réalisée par la CCIG depuis 1991 n’apporte pas de constat rassurant sur l’état des finances publiques et la charge d’impôts supportée par les contribuables genevois. Répétition des budgets déficitaires, aggravation de la dette publique, diminution du revenu disponible, maintien d’une pression fiscale importante sur la classe moyenne et fragilité croissante de la pyramide fiscale, les sujets de préoccupation sont nombreux.

 

Recettes les plus élevées de Suisse

Au travers d’une analyse fouillée des statistiques cantonales et fédérales à disposition, la CCIG a illustré plusieurs constats que les citoyens, intuitivement, ressentent. Malgré les recettes d’impôt par habitant les plus élevées de Suisse (près du double de Zurich !), Genève peine à gérer son ménage étatique et à prioriser ses dépenses. Il en résulte une succession de budgets déficitaires et l’attribution de la palme du canton où les dépenses par habitant sont les plus élevées de Suisse, avec près de 20'000 francs.

 

Généreux salaires dans la fonction publique

Ce constat n’est pas étonnant. Le coût par habitant de la fonction publique est le plus élevé de Suisse et les salaires médians servis dans le secteur public sont de 1'600 francs plus élevés que les salaires médians du secteur privé. Une analyse par secteurs d’activités est tout aussi illustrative, avec des écarts de salaires très marqués en faveur de la fonction publique dans des secteurs comme l’enseignement ou le nettoyage.

 

Résultat de ces largesses, la dette par habitant (enfants compris) est de 35'000 francs – sans compter l’engagement de recapitalisation des caisses de pension publique –, supérieure de 10'000 francs à celle de Bâle et de 20'000 francs à celles de Zurich et Vaud !

 

Classe moyenne sous pression

En raison de la crise, les hausses de salaires, quand il y en a, ne compensent pas les augmentations des tarifs administrés par l’Etat (télécom, assurance maladie et santé, transports publics). La classe moyenne est la plus touchée. De fait, le revenu réellement disponible des Genevois-es est le plus bas de Suisse.

 

Recettes fiscales fragiles

La situation genevoise est inquiétante. Outre son incapacité à contenir ses dépenses, Genève est tributaire des recettes d’impôts d’un très petit nombre de « riches ». 4% des contribuables disposant d’un revenu imposable supérieur à 200'000 francs rapportent à l’Etat 40% de l’impôt sur le revenu, alors que 45% d’entre eux contribuent à moins de 5% des recettes… Avec une imposition de la fortune la plus lourde de Suisse à partir de 2 millions et les velléités de certains de supprimer le bouclier fiscal qui évite une imposition confiscatoire, le risque de voir le fragile équilibre de cette pyramide s’effondrer est grand.

 

La population aspire à davantage de rigueur

Un sondage* , réalisé auprès de la population, est sans équivoque : seuls 2,2% de la population estime que les finances sont très bien gérées. Face à la persistance de déficit, le canton doit mieux gérer ses ressources selon 86% des sondés. Seuls 7% d’entre eux préconisent une hausse d’impôt.

 

* Sondage M.I.S. Trend, réalisé du 25 au 29 mars 2013 auprès de 502 habitants du canton de Genève avec droit de vote, représentatifs de la population, âgés de 18 à 74 ans.

 

Pour consulter l'étude

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