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Vivre ou laisser mourir

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Philippe Meyer
Posté le 23.08.2013
Opinions

Genève n'aurait pas vécu de réussite économique ni de rayonnement international sans son aéroport. La décision de Swissair, en 1996, de supprimer tous ses vols long-courriers (sauf New York) au départ de Cointrin avait été vécue par les Genevois, à juste titre, comme une menace sur leur prospérité. La montée en puissance des compagnies à bas coûts et l’important travail de démarchage réalisé auprès de compagnies étrangères avaient permis de rétablir ces liaisons et d’enrichir le réseau européen. Il serait donc suicidaire de reproduire la situation de 1996 !

Le projet de modernisation de l’aéroport (Aile Est, destinée aux long-courriers) doit donc être soutenu avec force. Sans vol sur New York, les organisations et entreprises internationales resteraient-elles à Genève ? A l’heure où les villes se bousculent au portillon pour les attirer, ce serait un pari suicidaire.

Notre prospérité et notre qualité de vie dépendent de notre ouverture sur le monde et, partant, d’un aéroport performant : il est des piliers auxquels on ne touche pas, au risque de faire tomber tout l’édifice. Il faudra s’en rappeler cet automne et voter pour des candidats responsables, qui s’attelleront à construire notre prospérité future, à l’image de Nathalie Hardyn et Alexandra Rys !

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