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Il ne faut pas jouer avec le feu

Jacques Jeannerat
Posté le 16/09/2013
Opinions

A la circulation de plus en plus engorgée et aux logements rares et, donc, chers, on peut ajouter – depuis le dernier trimestre 2012 – un chômage reparti à la hausse et dont la courbe peine à vouloir piquer du nez. Qui n’a pas, dans son entourage, un jeune ayant achevé une formation, souvent universitaire, qui reste sur le carreau une année avant de trouver un premier emploi ?

 

Certes, les Genevois sont réputés pour leur facilité à groumer, mais le tableau est, de fait, loin d’être rose. Et même si les classements internationaux placent toujours Genève dans le peloton de tête des endroits où il fait bon vivre, les autochtones que nous sommes ont de sérieuses raisons de râler.

 

Cette situation favorise l’essor de théories de développements alternatifs, dont certaines imaginent, par exemple, un « revenu d’existence » distribué (par qui et avec quels moyens ?) « à chaque habitant en fonction de son apport à la société » (tiens, tiens, ça ne vous rappelle rien ?). Malheureusement, il est totalement impossible de modéliser ces théories et de tester les effets qu’elles pourraient avoir sur notre société.

 

Pour sa part, la CCIG souhaite pour Genève une prospérité économique durable, c’est-à-dire fondée sur des bases saines, impliquant notamment un tissu économique diversifié. Pour cela, il est nécessaire que les entreprises, quelles que soient leur taille et leur nature, trouvent dans le canton un cadre favorable à l’exercice de leur activité.

 

Le 6 octobre prochain, les électeurs vont renouveler le Grand Conseil. Ce numéro du CCIGinfo recommande à vos suffrages celles et ceux qui, au travers de leur fonction de permanent d’associations économiques – comme Nathalie Hardyn, directrice adjointe, et Alexandra Rys, membre de la Direction de la CCIG – ou parce qu’ils sont dirigeants d’entreprise, ont une connaissance fine des besoins de Genève.

 

Il y a sans doute des raisons de pleurer une ancienne qualité de vie, un peu bucolique. Mais il ne faut pas se tromper de combat : la priorité doit être d’assurer des emplois à Genève. Prétendre qu’on peut faire autrement, c’est jouer avec le feu.

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