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Exploitons intelligemment nos richesses

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Jacques Jeannerat
Posté le 19.02.2014
Opinions

Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, dit la sagesse populaire. Peut-être l’incertitude dans laquelle le vote sur l’initiative « contre l’immigration de masse » plonge l’économie devrait-elle nous inciter à réviser certains processus, voire à en inventer de nouveaux. Un article de Fabrice Delaye dans le deuxième Bilan de l’année attire l’attention sur le fait que bien que la Suisse produise un grand nombre de startups, aucune entreprise ne se hisse au rang de géant. La CCIG, comme d’autres, salue avec plaisir la première place du pays au classement international de l'innovation. Mais au fond, une fois les congratulations évanouies, que reste-t-il de ce classement mirifique ?

Bilan avance comme difficulté essentielle pour les startups le financement. Les fonds européens ne regardent plus que vers l’UE (et cette situation n’est pas près de s’inverser), plusieurs législations internationales pénalisent les investissements en capital-risque.

Il faudrait donc d’urgence s’atteler à trouver des solutions pour les startups. Le canton de Genève a adopté en 2010 une loi dite JEDI (jeunes entreprises développant des innovations) qui permet à ces entreprises de bénéficier d’allègements fiscaux et d'une exonération de l'impôt sur le capital. Elles peuvent ainsi consacrer leur capital à des fins de recherche et développement, d'emploi, de services ou d'équipements.

Mais cette mesure reste de portée cantonale. La Suisse se méfie de tout ce qui ressemble à une aide publique aux entreprises privées. Le principe en est certainement fondé. Mais, ce faisant, attention de ne pas se tirer dans le pied !

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