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Nouvelle émulsion économique ?

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Jacques Jeannerat
Posté le 24.02.2014
Opinions

Les prévisions pour 2014 sont souriantes, pour la plupart d’entre elles, mais reflètent mal les mutations auxquelles presqu’aucun secteur de l’économie n’échappe.

 

Tout en jeux d’ombres et de lumières, il n’y a désormais plus de secteur économique dont on puisse qualifier la santé d’un seul adjectif. Les contrastes sont partout. Selon les secteurs : ainsi l’industrie agro-alimentaire a connu une année 2013 relativement correcte, tandis que l’industrie des machines a été en demi-teinte. Selon les régions, aussi : pour les banques, les activités en lien avec l’Europe de l’Ouest ont décliné, alors que celles avec l’Europe de l’Est et l’Asie ont augmenté. Selon le niveau de prix, enfin : l’horlogerie, bien que toujours globalement en croissance, a enregistré un tassement, sensible dans le moyen de gamme.

 

La concentration devient, pour plusieurs secteurs, le seul moyen de répondre aux attentes des clients. C’est, par exemple, le cas des cabinets d’avocats. La complexité croissante des lois et règlements favorise la spécialisation des praticiens. L’heure est donc aux grands cabinets, comportant plusieurs dizaines d’avocats. La même cause (la prolifération législative) produit le même effet pour les fiduciaires, sauf que, dans cette branche, les petites entités trouvent encore leur place sur le marché.

 

La spécialisation est aussi à l’ordre du jour dans le domaine de la santé. La loi sur la planification hospitalière permet aux cliniques privées de bénéficier de mandats de prestations, ce qui représente une opportunité de développer une forte expérience dans certaines spécialités, seule à même d’assurer une accréditation dans ces disciplines. Mais vraisemblablement avec, à terme, la fin des établissements généralistes.

 

Si ces tendances se dessinent avec de plus en plus de netteté, il est une caractéristique qui frappe tous les secteurs de manière presque uniforme : l’absence de visibilité. Cela est particulièrement vrai du commerce de détail qui, à Genève, a beaucoup souffert de la cherté du franc, mais également des achats sur Internet, de plus en plus souvent effectués par smartphone.

 

En travaillant, comme elle le fait, sur les conditions cadre que sont la fiscalité, l’aménagement, l’énergie et la mobilité, la CCIG s’efforce, jour après jour, de minimiser l’entropie du système économique ou, tout au moins, de permettre aux entreprises de conserver un minimum de stabilité dans leur environnement. Et d’entretenir ainsi le cercle vertueux de l’emploi et de la prospérité.

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