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Enquête conjoncturelle 2013-2014: Amélioration mais pas de retour à la situation pré-2008

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Posté le 03.04.2014
Communiqués de presse

La 14e Enquête conjoncturelle de la CCIG, réalisée à l’aide d’un questionnaire adressé à plus de 2’000 entreprises représentant quelque 78% de l’emploi dans le secteur privé à Genève, montre que 2013 a été meilleure que 2012. Si les perspectives 2014 sont globalement bonnes, elles masquent une disparité certaine entre secteurs.

 

2013: redressement, mais pas pour tout le monde
Alors que 2012 avait été jugée plutôt difficile, 2013 est clairement meilleure mais les situations néanmoins très contrastées, comme en 2011. Seules 30 % des entreprises ont jugé 2013 difficile à très difficile (37 % des sondés en 2012 et 32 % en 2011). 32 % des sondés l’ont jugée bonne à très bonne (ils étaient seulement 29 % en 2012, mais 36 % en 2011) et 38 % stable (34 % en 2012, 32 % en 2011).
2013 se solde par une reprise globale des affaires. En effet, par rapport à 2012, le volume d’affaires est resté stable ou a augmenté (0 à +5 %) pour 37 % des entreprises interrogées (pour 31 % en 2012). Il a augmenté de 5 à 10 % et plus pour 29 % d’entre elles (28 % en 2012), mais pour 36 % des entreprises (contre 41 % en 2012), il a diminué (0 à –10 % et moins). Les statistiques concernant la rentabilité montrent la même diversité, mais avec une claire tendance à l’amélioration. La rentabilité est maintenue ou augmentée (0 à +5 %) pour 42 % des sondés (idem en 2012), en augmentation nette (+5 à +10 % et plus) pour 22 % des entreprises (18 % en 2012 mais 25 % en 2011) et en diminution (0 à –10 % et moins) pour 36 % d’entre eux (40 % en 2012, mais 38 % en 2011).


Confiance de mise pour 2014

83 % des entreprises interrogées estiment que leur volume d’affaires sera stable ou en hausse (75 % l’an dernier), contre 17 % qui le voient en diminution. Les prévisions de rentabilité pour 2014 suivent la même tendance: 84 % les voient stables ou positives contre 16 % négatives. Les effectifs, quant à eux, devraient rester stables pour 74 % des sondés (70 % en 2012) et augmenter pour 19 % d’entre eux (21 % en 2012). En revanche, parmi les 145 entreprises qui prévoient d’embaucher, 89 % tablent sur une hausse allant jusqu’à 25 % de leurs effectifs. Les secteurs qui recruteront le plus sont l’enseignement et la formation, l’horlogerie-bijouterie et les technologies de l’information.

Il était également demandé aux entreprises de choisir, dans une liste de sept possibilités, les deux éléments dont elles ont besoin en priorité pour faire progresser leurs affaires de manière significative. 43 % des répondants ont indiqué avoir d’abord besoin de collaborateurs formés et 30 % de financement. Jacques Jeannerat, directeur de la CCIG, relève que «nous voyons une nouvelle fois à quel point il est vital pour nos entreprises de pouvoir recourir à des compétences pointues. Il est inquiétant de constater l’augmentation du nombre d’initiatives politiques, telles que celle sur l’immigration de masse, qui ont des répercussions massives sur le fonctionnement même de l’économie.»

Il relève par ailleurs que les statistiques masquent des changements profonds. «Tout d’abord, les branches traditionnellement porteuses de l’économie genevoise sont confrontées à divers freins, par exemple réglementaires dans le cas des banques. Mais surtout, nous observons que la concentration et la spécialisation deviennent incontournables, pour des secteurs aussi différents que le conseil juridique ou la santé. Il n’y a donc pas de long fleuve tranquille pour l’économie genevoise.»

A l’occasion de la publication de l’Enquête conjoncturelle, un coup de projecteur est dirigé sur un secteur : cette année, c’est celui de la santé.


La santé: pression sur les tarifs et spécialisation

Le vieillissement démographique ainsi que l’augmentation des besoins dans le secteur de la santé lui assurent de pouvoir compter sur une demande solide, quelle que soit la conjoncture. Bien que composé d’acteurs très différenciés – des grands centres de soins aux cabinets – le secteur a connu la croissance durant ces 10 dernières années et les indicateurs sont positifs pour 2014, bien que 2013 ait été très inégale selon les différents acteurs du secteur.

S’agissant des établissements hospitaliers, «on assiste à un changement de paradigme, explique Gilles Rufenacht, président de l’Association des cliniques privées. « Depuis l’introduction du nouveau mode de financement hospitalier en janvier 2012, les patients peuvent se faire soigner dans tout établissement de Suisse pour autant qu’il soit répertorié par les autorités pour le traitement des pathologies en question. Mais pour cela, l’établissement privé doit justifier, entre autres, d’une masse critique de cas. Il y aura donc un effet de spécialisation, qui induit l’acquisition d’un savoir-faire en croissance constante. »

En outre, quand un assuré de base se fait soigner dans le privé, il coûte moins cher à la collectivité. La forte pression tarifaire ne va pas diminuer pour autant. Le prix des médicaments, par exemple, est volontiers montré du doigt. «En réalité, dit Jean-Luc Forni, président de PharmaGenève, la part relative des médicaments dans les coûts de la santé ne cesse de baisser et elle est aujourd’hui inférieure à 10 %. » Ce secteur souffre en outre fortement de l’évasion des achats vers la France ou vers Internet. « La rentabilité des petites pharmacies est en forte baisse, ce qui provoque de nombreuses fermetures. En parallèle, les chaînes se renforcent. »


L’Enquête conjoncturelle 2013-2014 peut être commandée par téléphone à la CCIG, au 022 819 91 11, ou consultée ici.


L’Enquête conjoncturelle de la CCIG

L’Enquête conjoncturelle de la CCIG a été réalisée sur la base d’un questionnaire adressé début janvier à 2’500 personnes, membres de la CCIG et d’associations faîtières partenaires. Le taux de retour à fin février s’élevait à 38 % (calculé sur les 2'023 membres de la CCIG) avec quelques disparités en fonction des secteurs. Les services représentent en effet plus de la moitié des réponses reçues (62 %) contre 14 % pour l’industrie et 16 % pour les commerces. 43 % des réponses reçues proviennent de petites entreprises de moins de 10 employés, 16 % de 10 à 19 employés, 18 % de 20 à 49 et 23 % au-delà de 50 employés.


Aperçu des résultats de l’Enquête, secteur par secteur

Assurance

Cette branche de l’économie profite du besoin de sécurité suisse, supérieur à la moyenne. Elle est constituée de grands établissements pour les affaires d’assurance vie et de réassurance et de plus petits pour les assureurs non-vie. Le marché est saturé et le potentiel de croissance limité.

L’assurance privée catégorie « vie » suit la marche des affaires du secteur bancaire et souffre des taux d’intérêt bas. Dans la catégorie « non-vie », la sinistralité n’a pas connu de catastrophes majeures en 2013 mais la grêle a eu un fort impact sur le secteur. On note d’ailleurs que les vols, la grêle et l’absentéisme sont en augmentation. Le secteur est optimiste dans ses perspectives 2014, en ce qui concerne le chiffre d’affaires et la rentabilité. Il n’en est pas de même pour les investissements, prévus à la baisse.

 

Automobiles
Pour de nombreux foyers, l’automobile est l’objet de consommation le plus coûteux. Comme son achat peut être repoussé, le secteur dépend de la confiance et de la situation financière des ménages. Les activités de réparation sont en revanche bien moins sensibles à la conjoncture et plutôt tributaires de l’âge et du taux d’usure des véhicules. La densité des garages reste élevée et ceux-ci sont en moyenne de petites entreprises. Toutefois, la proximité géographique et la connaissance de la clientèle expliquent la bonne résistance de ces petites entreprises.

Dans ce secteur, les possibilités de croissance sont limitées en raison de la saturation du marché. Si 2013 n’a pas été une année facile, les perspectives 2014 s’annoncent meilleures avec des indicateurs optimistes.

 

Banques, finance
Le secteur financier demeure le moteur de l’économie genevoise. Ainsi, confirmant les prévisions conjoncturelles de la BCGE, ce secteur, après avoir représenté 23 % du PIB cantonal il y a 6 ans et 18 % après la crise financière, constitue à nouveau 19 % du PIB genevois. Les sujets de préoccupation ne manquent cependant pas, entre les relations tendues avec l’Union européenne et l’épée de Damoclès que représente FATCA.

Très diversifié, le secteur présente des résultats contrastés. Ainsi, 2013 a été une année record pour le financement d’entreprises et pour le financement immobilier. Le contraste est saisissant avec le private banking, qui a connu une année très difficile.

À relever que, malgré des résultats contrastés, les effectifs sont stables, voire même en légère augmentation. Cependant, la baisse des salaires et des bonus dans ce secteur a comme conséquence une contraction de la masse salariale versée dans le canton, contraction qui affecte les caisses de l’Etat. Malgré les pressions régulatrices croissantes, la place financière genevoise conserve une bonne position au niveau international, grâce notamment à sa forte diversification. Le secteur est plutôt positif quant aux perspectives 2014.

 

Bâtiment, construction
La situation dans le bâtiment s’est améliorée durant le 2e semestre 2013, pour la première fois depuis deux ans. Les entrepreneurs du gros œuvre jugent leurs affaires en baisse alors que, pour le second œuvre, les affaires sont jugées bonnes. Les commandes publiques sont soutenues : prison, hôpitaux, écoles, CEVA, aéroport, alors que la construction de bureaux souffre, car le domaine n’est plus porteur. Les besoins en logement sont quant à eux bien présents, la demande étant de plus en plus forte.

Le secteur prévoit une légère hausse de son chiffre d’affaires et de sa rentabilité. Quant aux effectifs et aux investissements, ils devraient rester stables en 2014.

 

Chimie, pharmacie
La chimie demeure l’un des piliers des exportations genevoises, à côté de l’horlogerie : cette branche réalise plus de 90 % de son CA à l’étranger. La recherche et le développement coûtant cher, le secteur est très concentré. La moitié des entreprises sont de grosses sociétés et l’autre, à l’opposé, des micro-entreprises occupant des marchés de niche ou des start-up.

La branche pharmaceutique, quant à elle, profite du vieillissement démographique et de la place croissante de la santé dans le budget des ménages, mais souffre de la baisse des prix des médicaments.
La situation est jugée plutôt satisfaisante. Les entrées de commandes se sont améliorées, de même que le niveau de production. La situation de l’emploi est quant à elle stable.

 

Commerces
Les affaires stagnent et le secteur fait part de son inquiétude quant aux aspects sécuritaires à Genève et de son souhait de voir se réaliser de zones piétonnes accompagnées de parkings. La bonne nouvelle est que le tourisme d’achat semble s’être stabilisé. La chute de l’euro et du dollar ont fait baisser les prix pour le consommateur de 0,2 % (contre 0,7 % en 2012). Dans le même temps, les prix d’achat ont augmenté de 1,4 %, tout comme la masse salariale.

Le point le plus marquant à relever dans ce secteur est le manque de visibilité à long terme, voire même à moyen terme. S’ajoute à cela un dialogue social plus tendu à Genève que dans le reste de la Suisse, ce qui n’encourage pas les investissements.

 

Conseils
La marche des affaires de ce secteur n’est pas corrélée à la conjoncture. La complexification et les nouvelles réglementations en matière de comptabilité et de révision fiscale, ainsi que la disparition des trusts, favorisent les acteurs du secteur.

Pour les cabinets d’avocats, le volume d’affaires est en constante augmentation mais bénéficie surtout aux grands cabinets, disposant de spécialistes multiples autant que pointus. Elle ne profite donc guère aux avocats indépendants ou seuls, qui représentent tout de même les trois-quarts de la profession.

 

Energie, environnement
La production industrielle et la météo sont les principaux facteurs influençant la consommation d’énergie. L’hiver 2013 ayant été froid, celle-ci a été élevée. La concurrence est vive dans ce secteur, entraînant une réduction des marges. Entre les activités de recyclage, les nouvelles technologies et les sociétés actives dans le mazout, les disparités ne permettent pas de tirer un bilan conjoncturel clair du secteur, dont la seule donnée commune semble être des investissements à la hausse.

Les entreprises actives dans ce secteur se plaignent particulièrement des oppositions systématiques à tout nouveau projet, ainsi que du carcan administratif genevois. Mais excepté l’emploi qui reste stable, tous les indicateurs du secteur sont en hausse pour 2014.

 

Enseignement, formation
Le secteur de l’éducation fait partie de ceux qui bénéficient le plus de la croissance économique, en particulier le segment des écoles privées qui est en hausse depuis plusieurs années. Conséquemment à ce succès, il manque à nouveau de la capacité dans les établissements privés, principalement anglophones, du canton.

Le secteur compte parmi ceux qui ont beaucoup embauché en 2013. Cependant, malgré une hausse de 10 % des affaires en 2013 et des perspectives réjouissantes pour 2014, sa croissance est freinée par la cherté du franc et les inquiétudes sécuritaires ressenties dans le canton. En outre, ce secteur a particulièrement besoin de recruter les meilleurs candidats et redoute d’être limité dans ses recherches d’enseignants par des contraintes législatives trop fortes.

 

Horlogerie, bijouterie
Les exportations de montres (95 % de la production) s’élèvent à 7 milliards de francs, avec une croissance de près de 10 %. Alors que le moyen de gamme souffre, le haut de gamme, dont l’industrie horlogère genevoise est leader mondial, continue à croître, à embaucher, à investir. La population à fort pouvoir d’achat augmentant sensiblement dans les pays émergents, la branche présente encore un potentiel de croissance important.  Tous les indicateurs sont au vert pour un secteur qui n’arrête pas de battre des records.

 

Immobilier
La hausse des prix de l’immobilier résidentiel durant ces 5 dernières années a atteint 40 % et celle des bureaux 35 % à Genève. Le secteur ne s’attend toutefois pas à une baisse des prix ni à une bulle immobilière. Les ventes se composent principalement d’investissements dans les immeubles d’habitation. Dans ce domaine, les prix augmentent, à cause de la rareté des biens. Concernant la vente de villas ou d’appartements, l’on assiste depuis 2013 à une stabilisation des prix due aux restrictions liées au 2e pilier et à la règle des plus de 20 % de fonds propres.

Le secteur prévoit une hausse de son chiffre d’affaires ainsi que de sa rentabilité pour 2014. L’emploi est quant à lui stable.

 

Industrie
La structure des coûts étant élevée en Suisse, l’industrie s’y concentre sur la production de composants à haute valeur ajoutée. La branche est axée sur l’exportation et la hausse des prix des matières premières ainsi que de l’énergie représente pour elle de véritables problèmes. Toutefois, tout indique une reprise durable. Les entrées de commandes se sont améliorées pour la première fois depuis deux ans dans la plupart des entreprises depuis le 2e semestre 2013. Les entreprises interrogées estiment cependant que les effectifs dans l’industrie sont toujours trop élevés, même si la tendance se stabilise. Une grande partie d’entre elles jugent la situation de leurs affaires globalement bonne.

Ainsi, mis à part les investissements (à la baisse) et l’emploi (stable), les chiffres du secteur sont nettement positifs pour 2014.

 

Médias, édition, arts graphiques
Le secteur vit une très forte mutation au travers des nouvelles offres numériques, qui influencent les habitudes de consommation de médias en concurrençant l’imprimé et en faisant pression sur les prix.  Le domaine est principalement influencé par les budgets publicitaires des entreprises, qui représentent un quart de son chiffre d’affaires, plus de la moitié même pour les médias imprimés. La branche réagit donc fortement aux fluctuations de la conjoncture et à la concurrence des médias électroniques.

L’évolution dans le secteur de la communication suit une pente descendante mais, pour la première fois depuis de nombreuses années, les indicateurs sont positifs L’enthousiasme demeure toutefois modéré dans l’appréciation de l’année 2014.

 

Négoce international
Les sociétés de négoce de matières premières jouent un rôle déterminant dans l’économie du canton. En effet, un tiers des volumes mondiaux de pétrole sont traités à Genève, qui est devenue le principal centre mondial d’échanges de céréales et le numéro 1 européen dans le commerce du coton et du sucre.

L’année 2013 a été moins bonne pour le secteur. En effet, ce dernier a subi les contrecoups de la chute des cours des matières premières et du tassement conjoncturel des marchés émergents. En outre, les coûts des opérations depuis la Suisse sont élevés et l’intérêt pour les investissements dans les matières premières a faibli. En fonction du taux d’imposition et de la régulation du marché, 2014 sera ou non une bonne année pour ce secteur qui emploie 10 000 personnes.

 

Ressources humaines
Ce secteur table sur une croissance maîtrisée. Comme il subit directement les fluctuations de la conjoncture, l’ensemble de l’économie peut y voir une bonne nouvelle. Le secteur fait néanmoins face à une forte pression sur les prix, à des difficultés de gestion des conventions collectives de travail et dépend fortement de l’attractivité de Genève pour attirer les meilleurs talents.

Le canton doit ainsi se battre pour offrir des conditions cadre concurrentielles car c’est grâce à sa qualité de la vie qu’elle peut demeurer au sommet du classement des meilleures villes mondiales.

Technologies de l’information et de la communication

Malgré un léger ralentissement depuis cinq ans, dû principalement à la baisse des coûts, le secteur surfe sur une vague de croissance. C’est le progrès technologique qui reste le principal moteur de la croissance de ce domaine, qui se distingue par un taux d’innovation élevé et des produits à cycle de vie court.

Le secteur s’inquiète pour sa main-d’œuvre, qu’il doit recruter principalement dans l’Union européenne, car le marché suisse est saturé et les informaticiens suisses pratiquement inexistants.
Mais 2013 a été une année très solide avec une croissance de 2,2 %, principalement générée par le domaine TV avec ses offres combinées (fibre optique). Que ce soit pour l’année écoulée ou pour les perspectives 2014, tous les indicateurs du secteur sont positifs.


Tourisme, hôtellerie, restauration
Le tourisme ne profite pas encore de la reprise et souffre toujours d’une baisse de la demande due au ralentissement conjoncturel dans la zone euro et à la force du franc. Si le secteur voit ses clients réserver toujours plus tard, le gros atout de Genève reste son aéroport, dont la fréquentation est croissante : les compagnies à bas prix et les nouvelles lignes long-courrier amènent de nouvelles clientèles.

Genève inaugure moins de nouveaux hôtels que la moyenne des villes européennes, notamment des projets innovants, principalement en raison des entraves à la construction. Si les résultats du secteur divergent donc selon ses composantes, la tendance est à la stabilisation. Ainsi, les entreprises interrogées tablent sur un volume équivalent à celui de 2013, mais avec des marges réduites.

 

Transport et logistique
La pression concurrentielle et l’érosion des marges ont assaini le marché et conduit à une augmentation de la taille moyenne des entreprises de logistique et de transport, ainsi qu’à l’arrivée de prestataires de niche spécialisés.

Le secteur fait face aux éternels problèmes de mobilité à Genève. Les livraisons sont de plus en plus lentes et la nécessité d’une formation à la sécurité entraîne des pertes de temps et d’argent.
Quant à la plateforme aéroportuaire genevoise, elle a flirté avec les 14,5 millions de passagers en 2013, soit près de 4 % de plus qu’en 2012. Dans le même temps, les mouvements (décollages et atterrissages) ont baissé de 2 %, à environ 189 000. L’activité fret est restée stable.

 

Viticulture et commerce de vin
Le secteur est caractérisé par une activité locale, car seul un faible nombre d’acteurs se sont lancés dans l’exportation, et dépend donc considérablement de la situation de l’hôtellerie et de la restauration. 2013 a été très difficile pour certains acteurs du domaine, et même dramatique pour ceux qui ont été touchés par la grêle (30 millions de francs de perte).

En plus de la concurrence des achats réalisés en France voisine, le secteur doit faire face aux difficultés liées aux contrats-type qui gèrent la main d’œuvre. Pour exemple, l’horaire de travail d’un ouvrier est limité à 45 heures à Genève alors qu’il est plafonné à 66 heures à Glaris! Quant à l’Union maraîchère genevoise, qui quitte le PAV (Praille – Acacias – Vernets) fin 2014, elle a dû consentir de gros investissements pour son nouveau bâtiment de Perly.

Si 2014 promet d’être plus favorable, seule la météo aura le dernier mot.

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