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Horaires des magasins : bon pour Genève !

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Posté le 30.05.2014
Communiqués de presse

(Genève, le 30 mai 2014). La CCIG soutient pleinement le projet de Loi fédérale sur les heures d’ouverture des magasins. Celui-ci répond à l’évolution des habitudes de consommation et des besoins de la clientèle. Pour un canton-frontière comme Genève, la – modeste – extension des horaires contribuera à lutter contre le tourisme d’achat.

  

Lutter contre le tourisme d’achat
Les commerces genevois souffrent de la hausse alarmante du tourisme d’achat en France voisine, comme le montrent de récentes études publiées par la Communauté d'intérêt du commerce de détail suisse (CI CDS). En Suisse, le tourisme d’achat en zone frontalière s’est monté à 4,5 milliards de francs en 2013, soit un manque à gagner équivalent pour les commerces suisses ! Les horaires d’ouverture beaucoup plus accommodants des commerces français sont identifiés par ces études comme un élément déterminant de cette tendance. Pour redonner des couleurs aux commerces genevois, il faut donc leur permettre de se battre à armes égales avec leurs concurrents. Les habitudes de consommation changent : il faut s’y adapter.

 

Les horaires proposés par la loi permettront aussi aux commerces genevois de répondre aux besoins d’une clientèle touristique très internationale, clientèle habituée à des régimes d’ouverture des commerces bien plus libéraux. 

 

En tout état de cause, les horaires fixés dans le projet de Loi fédérale ne représentent qu’une extension d’une heure par jour (une demi-heure le vendredi) des horaires maximaux aujourd’hui autorisés par la loi genevoise. Les heures d’ouverture ainsi harmonisées seront en outre plus facilement mémorisables pour les consommateurs genevois : plus besoin de savoir quel jour on est, pour savoir à quelle heure ferme le magasin !

 

Protection des travailleurs assurée
La CCIG souligne que cette nouvelle loi ne touche en rien à la durée maximale du travail et ne remet donc nullement en cause la protection des travailleurs. Les craintes des syndicats sont donc infondées. La seule évolution à attendre en ce qui concerne le marché du travail est bel et bien une hausse du nombre d’offres d’emplois. Dans un canton qui connaît fréquemment le plus haut taux de chômage du pays, on ne peut que s’en réjouir. De plus, gageons que les étudiants sauront mettre à profit cette offre de travail en dehors des horaires habituels des cours. 

 

Mise en œuvre facultative
Enfin, il revient bien évidemment aux commerçants de décider de profiter ou non de cette extension des horaires. Celle-ci est bien sûr facultative, la liberté de chacun d’en profiter – ou non - étant garantie. 

 

Pour lire la prise de position complète

Eric Biesel, membre de la Direction, se tient à votre disposition au tél. 076 488 77 53. 

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