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Ne nous reposons pas sur nos lauriers

Jacques Jeannerat
Posté le 25/06/2014
Opinions

La région lémanique tient le haut du classement en termes de création d’entreprises et d’emplois, selon une statistique publiée hier par l’Office fédéral de la statistique. Outre des atouts connus : fiscalité favorable, infrastructures de qualité, main d’œuvre hautement formée, la région bénéficie du rayonnement de ses pôles scientifiques, EPFL et CERN ; dans ce domaine, les échanges internationaux sont essentiels.

 

A Genève, 1001 entreprises ont vu le jour en 2012, soit 8,4% du total national. Proportion similaire (8,8%) s’agissant des emplois créés, au nombre de 1838. Toutefois, tant le nombre d’entreprises que celui des emplois créés est en diminution par rapport à 2010. Le secteur de la finance fléchit. Les « activités juridiques et comptables », ainsi que celles liées aux sièges sociaux – pour reprendre la nomenclature statistique – sont également en perte de vitesse.

 

L’incertitude dans laquelle les derniers développements politiques (réforme de l’imposition des entreprises, immigration) plongent les entreprises est clairement la cause de ce ralentissement. Sachant que la moitié des entreprises créées à Genève le sont par des étrangers, l’impact en sera encore plus fort chez nous que dans le reste du pays (Vaud excepté).

 

D’une manière générale, c’est l’ensemble des conditions cadre qui doit être cultivé. A côté de celles évoquées plus haut, mentionnons l’aéroport, puissant facteur d’attraction pour les entreprises. C’est la raison pour laquelle la création de l’Aile Est est si importante.

 

Rien n’est jamais acquis définitivement, particulièrement dans un monde économique où les régions, quand ce ne sont pas les villes, se livrent une concurrence acharnée. Plus que jamais, la mission de la CCIG de défendre et d’améliorer les conditions cadre est d’actualité.

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