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Grand Genève : Punir+Réparer

Eric Biesel
Posté le 09/07/2014
Opinions

Un match de ping pong se livre chaque jour de part et d’autre de la frontière qui scinde le Grand Genève en deux. Les logements d’un côté, le travail de l’autre et un récent smash sur les P+R, revers cuisant pour la mobilité. C’est le lot que subit un espace dans lequel nécessité fait loi, faute de vision partagée et assumée.

 

Le Grand Genève est le lieu où se partage une même langue, mais où les malentendus et les préjugés ne manquent pas. On l’accuse de tous les maux, sans d’ailleurs lui reconnaitre les bénéfices dont tout le monde profite. Mais, chose étrange, on s’identifie malgré tout volontiers à lui. Sans doute certains y voient le « Grand », alors que d’autres ne songent qu’à « Genève ». Peut-être qu’un certain narcissisme favorise l’identification à un Grand Genève plutôt qu’à un Gros de Vaud.

 

Construire ou subir le Grand Genève de demain ? Il faut choisir. Ne pas choisir, c’est subir. Or, en signant la Charte d’engagement du Grand Genève, nous avons résolument opté pour faire du Grand Genève un espace prospère unique au centre de l’Europe.

 

Pourtant, les Genevois ont refusé d’injecter la somme – plutôt dérisoire - de 3,1 millions de francs dans l’édification de cinq P+R indispensables à la construction d’un Grand Genève qui ne soit pas un enfer pour ceux qui subissent un trafic qui s’accroit de mois en mois. Se Punir est un droit, Réparer un devoir.

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