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La CCIG regrette le refus populaire de traverser la rade

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Posté le 28.09.2014
Communiqués de presse

(Genève, le 28 septembre 2014) La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) prend acte avec regret de la décision des Genevois de refuser l’initiative constitutionnelle « Pour une traversée de la rade ». Le problème de la mobilité à Genève reste donc entier.

 

«Les peurs se sont additionnées», analyse Jacques Jeannerat, directeur de la CCIG. «Impact sur la nappe phréatique, coût final de l’infrastructure, durée des travaux, incertitudes quant à l’effet sur le trafic ont été agités comme autant d’épouvantails. Sans compter le socle de fondamentalistes qui pensent qu’empêcher les gens de circuler en voiture les fera changer de mode de transport. Pendant ce temps, les entreprises – que ce soient des PME locales ou des grandes sociétés suisses disposant de plusieurs sites à Genève - ont besoin que la circulation s’améliore, notamment au centre-ville.»

 

Traversée du lac plus que jamais nécessaire

La traversée du lac est plus que jamais un objectif stratégique majeur pour Genève. « Sa réalisation passera par un partenariat public-privé», dit Jacques Jeannerat. «C’est non seulement réaliste tant du point de vue financier que technique, mais des exemples dans d’autres pays prouvent que le PPP est un modèle particulièrement adapté aux grandes infrastructures.»

 

En effet, une étude – mandatée par la CCIG et d’autres associations économiques - menée l’an dernier auprès d’institutions financières, parmi lesquelles des caisses de pension, révèle que des partenaires privés sont très intéressés à investir dans ce type de projet. La traversée du lac pourrait d’ailleurs être financée tout ou partie par des fonds privés, l’ouvrage restant une infrastructure publique, en mains des autorités publiques. Les simulations réalisées dans l’étude permettent d’identifier les leviers d’action, pour moduler le financement par PPP à satisfaction aussi bien des pouvoirs publics que des investisseurs privés.

 

Urbaniser la rive gauche

Pour obtenir le feu vert de l’administration fédérale, l'urbanisation de la rive gauche (Suisse et France) doit cependant se développer. « Cela fait sens », commente Jacques Jeannerat. «C’est une question de cohérence territoriale. Nous attendons que le canton montre une réelle volonté d’empoigner ce problème.»

 

Commencer par l’élargissement autoroutier

L’élargissement de l’autoroute de contournement de Genève constituera la première étape de résolution du problème genevois de mobilité. La CCIG se félicite de ce que les Chambres fédérales aient débloqué cette année les crédits nécessaires aux travaux entre l'échangeur du Vengeron et Genève-Aéroport. Elle attend maintenant que le délai prévu pour sa mise en service, à savoir l’horizon 2025, puisse être tenu.

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter Jacques Jeannerat, directeur de la CCIG, 078 622 22 91.

 

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