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Permis de penser

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Philippe Meyer
Posté le 14.10.2014
Opinions

Depuis le vote émotionnel du 9 février contre l’immigration de masse, les propositions de mise en application plus ou moins farfelues fleurissent de tous bords. Il est vrai que les meilleurs trapézistes de Knie s’y casseraient le nez tellement l’équilibre est difficile à trouver entre le maintien de conditions cadre assurant la prospérité de notre pays et les solutions d’application d’une initiative visant à détruire l’une des plus importantes d’entre elles.

 

Exemple pratique : les contingents. Pour répondre aux besoins de la Genève internationale et de l’économie genevoise, 37 268 permis ont été délivrés en 2013 dans le canton, alors que le texte d’explication de l’initiative parle de 80 000 permis au maximum pour toute la Suisse…

 

Le contingentement drastique des bonnes idées étant déjà en force, ce n’est pas la trouvaille du weekend qui a des chances de réaliser la quadrature du cercle : taxer les étrangers qui viennent en Suisse ainsi que les entreprises qui les emploient, afin de réduire l'immigration.

 

Et si on prenait plutôt l’idée dans l’autre sens ? Pourquoi ne pas introduire des déductions fiscales pour les entreprises qui engagent davantage de Suisses ? On ferait ainsi d’une pierre trois coups : l’économie peut poursuivre son développement, l’initiative est appliquée et les multinationales sont révélées pour ce qu’elles sont… des entreprises somme toute plutôt patriotes puisque, comme l’a montré une récente étude, elles ne comptent ni plus ni moins de Suisses que les autres entreprises… Mais… faut-il un permis pour cette proposition ?

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