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L’innovation crée des emplois. Vraiment.

Alexandra Rys
Posté le 11/02/2015
Opinions

La semaine dernière, le maire de Moutier, Maxime Zuber, s’emportait contre la classe politique qui avait, pour seul remède contre le franc fort, les conditions cadre et l’innovation. La structure économique du Jura bernois, et de Moutier en particulier avec Tornos, n’est évidemment pas celle de Genève, dont les exportations sont variées et majoritairement en dollars. Mais que l’innovation puisse être considérée comme une « formule tarte à la crème » laisse songeur. Cela signifie donc que les palmarès internationaux de l’innovation, en tête desquels la Suisse caracole, ne sont, pour certains, que des classements dépourvus de réalité. La Suisse se classe pourtant première du Global Innovation Index,  première encore dans sa capacité à innover  avec 5,9 points sur 7, pour ne prendre que ces deux données.

 

A Genève, l’innovation est un atout réel. Quatrième canton le plus favorable à la création d’entreprise (après Zurich, le Tessin et Vaud), il jouit d’un excellent taux de survie des nouvelles entreprises, qui dépasse 50% après cinq ans. Plus de 20% des emplois créés (chiffres 2012), le sont dans la catégorie « Activités spécialisées et scientifiques ». Sous cette appellation se retrouvent en particulier des activités issues des « incubateurs » que sont le CERN, les facultés des sciences et de médecine ou encore l’EPFL. Les nouvelles entreprises sont actives dans le domaine de la biotech, de l’informatique bancaire ou de la bioinformatique. L’innovation est bel et bien créatrice d’emplois. Encore faut-il savoir la cultiver.

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