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Un coup de pouce au commerce genevois

Nathalie Hardyn
Posté le 01/07/2015
Opinions

La situation du commerce genevois, déjà fortement sous pression ces dernières années, s’est dégradée avec l’abandon du taux plancher. Les magasins genevois, dont les chiffres d’affaires étaient déjà affectés par le tourisme d’achat et la baisse générale de fréquentation, se trouvent ainsi dans une position de plus en plus difficile.

Si le recours à Internet pour effectuer des achats et le franc fort sont des données structurelles, il y a au moins un aspect sur lequel il serait facile d’agir : les horaires d’ouverture. Ceux-ci comptent en effet parmi les principales raisons avancées par les consommateurs pour justifier leurs achats à l'étranger. Or, l’expérience des commerces genevois est très claire: la majeure partie du chiffre d’affaire des samedis se fait en fin de journée. La fermeture des magasins à 18h revient donc à chasser des clients qui souhaiteraient bénéficier de plus de temps pour terminer leurs achats. En interrompant ainsi les achats, cette fermeture précoce pénalise d’autant le chiffre d’affaire du jour. Une simple promenade dans les Rues Basses un samedi à ces heures permet à tout un chacun d’apprécier l’ampleur du phénomène.

Une modification de la législation peut facilement résoudre cette inadéquation entre horaires d’ouverture et attentes de la clientèle. Pourquoi ne pas prolonger simplement l'horaire du samedi d'une heure et porter l'horaire de fermeture à 19h? C'est peut-être un détail, mais pour les commerces comme pour les clients tant locaux que de passage, cela veut dire beaucoup.

1 commentaire

Luc-Francis Martignier Loomis Suisse SA
Posté le 01/07/2015
Que du bon sens ! Le poids que fait peser les décisions du 09 février 2014 et du 15 janvier 2015 ne demande-t-il pas à nos autorités d'élargir l'offre ? Ce poids, qui concerne les personnes intéressées, encore une fois sans régularité entre elles : celui touché ou celui qui n'en a cure, doit pouvoir être soulagé. Question de ne pas se porter en otage de ces décisions, mais en accord avec l'offre possible sur un marché devenu très difficile. LF Martignier

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