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A quand la fin de l’histoire ?

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Jacques Jeannerat
Posté le 16.09.2015
Opinions

L’attente était grande. Le Parlement vaudois ayant entamé ses travaux sur le projet de 3e réforme de la fiscalité des entreprises présenté par son Exécutif, Genève allait emboîter le pas. Le communiqué de presse du jour, où le Conseil d’Etat genevois « confirme ses objectifs », nous laisse sur notre faim…

Certes, il n’est jamais inutile de réaffirmer dans quel cadre se situera la réforme genevoise. Dans ce contexte, l’évocation du taux unique de 13% aura un impact positif auprès des multinationales suisses et étrangères qui bénéficient actuellement d’un des statuts spéciaux qui seront abrogés.

En revanche, parler de manière aussi vague d’un « effort supplémentaire des entreprises », sans en esquisser les contours, ne va pas être de nature à rassurer la majorité des PME qui sont déjà à la recherche d’une meilleure prévisibilité suite au 9 février et au franc fort. Cette réserve est d’autant plus évidente que de nombreux efforts ont d’ores et déjà été consentis ces dernières années par les employeurs, notamment au niveau des allocations familiales.

L’acceptation de la réforme passera par une transparence accrue que le dépôt d’un projet de loi aurait à l’évidence améliorée. La communication évasive du Conseil d’Etat suscite avant tout la déception, laquelle est à la hauteur de l’attente…

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