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Heures d’ouverture des magasins : Reculer pour mieux… stagner ?

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Nathalie Hardyn
Posté le 02.09.2015
Opinions

Ce n’est pas un secret : le commerce de détail souffre. Il y a quelques jours, l’Office cantonal de la statistique confirmait que « la marche des affaires demeure mauvaise dans le commerce de détail genevois. Par rapport à août 2014, la fréquentation des magasins recule sensiblement ». Faut-il se résoudre à la lente agonie d’un pan entier de notre économie et des emplois qu’il génère ? Non, bien évidemment. Il faut réagir et permettre aux commerces de remonter la pente. Les maux sont connus : franc fort et tourisme d’achat sont des boulets dont le commerce de détail peine à s’affranchir.

Et les solutions existent. Le parlement fédéral examine en ce moment la nouvelle loi fédérale sur les heures d’ouverture des magasins. Le projet prévoit une harmonisation des heures d’ouverture minimales des commerces, jusqu’à 20h en semaine et 19h le samedi. La mesure est nécessaire : les commerces pourront ainsi fidéliser une clientèle qui se détourne de plus en plus de ses rayons pour se ravitailler en France voisine, qui, une fois n’est pas coutume, connaît des règles bien plus libérales que la Suisse en la matière…

Or, la Commission de l’économie du Conseil des Etats recommande à présent de raboter le projet, ramenant l’heure de fermeture du samedi de 19h à 18h. La CCIG encourage fermement le parlement à rejeter cette proposition. Ce n’est pas le moment de faire preuve de frilosité et un projet raboté ne servira à rien. Les commerces doivent pouvoir respirer et il n’y a pas meilleure manière de les soutenir que de les laisser travailler à leur guise.

2 commentaires

Stéphane Oberson
Posté le 03.09.2015
Madame, Je partage votre analyse, toutefois, avec un petit bémol. Le prolongement des heures d'ouvertures des magasins de détails, même si il est louable, ne profitera qu'aux enseignes ayant la structure ou les moyens de pouvoir le faire (grandes enseignes) et qui sont déjà prêt à le faire. Pour les plus petits détaillants, il s'agira, encore une fois, de faire un effort supplémentaire, tant financier, qu'au niveau de l’extension des horaires de travail du personnel (engagement). Pas sur que tout le monde si retrouve, même si tout doit être mis en oeuvre afin d'éviter l'exode de notre clientèle vers la France. Mais des mesures d'aide et d'accompagnement aux petits commerce par le biais d'allègement des taxes en tout genres et des charges administratives s'avèrent indispensables pour la pérennité de notre secteur. Avec mes salutations gourmandes.
trudu
Posté le 26.09.2015
bravo au conseil des états d avoir pris une telle décision

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