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Traversée du lac : le dossier avance

Nathalie Hardyn
Posté le 25/11/2015
Opinions

La récente étude conduite par le Département des transports au sujet de la traversée du lac n’a pas suscité beaucoup d’échos. Elle est pourtant loin d’être dénuée d’intérêt. Elle permet en effet de poser avec précision les jalons qui permettront au canton de financer et de réaliser le bouclement autoroutier dans le timing prévu par le Conseil d’Etat, à savoir 15 ans. Elle témoigne aussi du sérieux avec lequel nos autorités continuent à monter ce dossier important.

Le Département de Luc Barthassat a confié à deux experts, Me François Bellanger et M. Ansgar Kauf, la mission de clarifier le processus et les étapes nécessaires en vue de la mise en œuvre – éventuelle – d’un péage routier et d’un financement sous forme de partenariat public-privé. Sur cette base, le Canton est maintenant en mesure de dresser une feuille de route précise.

En ce qui concerne le principe du péage, il est désormais avéré qu’une dérogation à la législation fédérale est possible à trois conditions cumulatives portant sur l’importance de l’investissement, le gain de temps et de productivité engendrés par l’infrastructure, ainsi que sur le niveau d’avancement du projet. D’ailleurs, le niveau d’avancement du projet est également essentiel pour évaluer l’intérêt d’un PPP par rapport à un financement entièrement public. L’étude ouvre également plusieurs pistes intéressantes permettant d’étoffer les financeurs publics ou parapublics, notamment du côté de la Banque européenne d’investissement, au titre de la dimension transfrontalière de l’ouvrage.

Quand elle sera réalisée, la traversée du lac changera radicalement la situation du canton en matière de trafic : le centre-ville sera complètement redessiné pour privilégier les activités urbaines et la mobilité douce, les axes routiers seront désengorgés et le développement territorial entre les deux rives sera rééquilibré de manière harmonieuse. En attendant, d’autres études devront être réalisées, qui porteront sur les aspects environnementaux, urbanistiques, économiques, etc. Fin 2017, la question du péage sera réglée ; fin 2019, le choix de réaliser ou non un PPP aura été fait.

Le dossier de la Traversée du lac avance donc bel et bien, ce qui devrait rassurer les partisans qui viendraient à douter que l’ouvrage se fera un jour. Le Conseil d’Etat y croit. Il nous le montre régulièrement. Et nous y croyons aussi.

1 commentaire

SCHNEIDER, André
Posté le 26/11/2015
Et que se passe-t-il si le nombre d'automobilistes acceptant un péage est insuffisant ? Par exemple, que justifie la nécessité d'un déplacement de Champel (où j'habite) à Cologny (d'où partirait probablement la traversée) pour me retrouver trop loin sur la rive droite et m'obligeant d'effectuer un bout de trajet en direction centre-ville ? Cela n'a aucun sens, produira des coûts et une pollution inutile, ne devrai pas accélérer le temps de la traversée, et m'obligerai en revanche de me trouver dans une centre-ville redessinée et engorgée par des véhicules se trouvant dans une situation identique, alors que je ne veux pas aller au centre-ville mais simplement changer de rive ! Facilitez plutôt la circulation au centre-ville en accélérant le transit direct.

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