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Le refrain a bon dos

Charles Lassauce
Posté le 27/01/2016
Opinions

Perdus dans la masse des objets soumis à votation le 28 février prochain, trois sujets liés au vote du budget 2015 tentent de capter l’attention. Entonnant le traditionnel « Genève fait des économies sur le dos de … », les référendaires rejettent comme de coutume toute mesure permettant de modérer le train de vie de l’Etat. Pour eux, jamais un subside n’est trop élevé, quitte à augmenter encore l’imposition de la classe moyenne pour en assurer la délivrance.

Genève vit deux crises profondes, celle du logement et celle des dépenses publiques. Si la première n’est pas au centre de cette votation, l’acceptation de la modification de la LGL pourrait avoir un effet positif sur la disponibilité des logements subventionnés dès lors que les surtaxes appliquées aux locataires qui ne remplissent plus les conditions d’occupation de leur logement seraient augmentées, les incitant donc à quitter leur appartement subventionné.

La crise des dépenses, en revanche, est la toile de fond de ce scrutin. La charge fiscale qui pèse sur une minorité de contribuables et sur la classe moyenne ne peut plus être augmentée. Des solutions doivent être trouvées pour contenir l’explosion récurrente des dépenses publiques. Un Etat en déficit n’est pas en mesure de faire des choix et d’assurer les prestations indispensables à la population.

Dans ce contexte, de grands chantiers doivent être entrepris : réforme du statut de la fonction publique et recherche d’efficience des subventions accordées notamment. Mais ces travaux structurels prendront du temps et des solutions immédiates doivent être trouvées. Tel est l’enjeu de ces trois objets. Pour enfin entamer le virage de l’assainissement des finances, il convient de voter OUI à ces modifications de la LGL, de la LaLAMal et de la LPCC. Pour éviter de devoir encore plus courber le dos au cours des prochaines années…

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