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Sabordage en Helvétie

Charles Lassauce
Posté le 06/01/2016
Opinions

Tout ce qui est rare est cher ! Nul besoin d’être économiste pour comprendre cette assertion. Démontrée au fil des ans, cette vérité est reconnue de tous. Tous ? Non ! Une poignée d’irréductibles réunis sous l’appellation « Juso » pense pouvoir s’en affranchir…

L’on sourirait volontiers de cette introduction si elle ne recouvrait pas une réalité matérialisée par l’initiative des Jeunes Socialistes (Juso) « Pas de spéculation sur les denrées alimentaires ». Oubliant que le prix de ces denrées est avant tout dicté par la quantité offerte – entre une récolte abondante ou suite à une sécheresse, le prix peut très fortement varier – et non par des opérations financières de spéculation, ils entendent interdire l’investissement dans des instruments financiers liés aux denrées alimentaires. Le pilum manque sa cible.

A quoi servent les instruments financiers dans le domaine agro-alimentaire ? A couvrir un risque de… fluctuation du prix des denrées alimentaires ! En d’autres termes, ils permettent de lisser les variations de prix des matières premières, qui dépendent fortement d’événements extérieurs (climatiques, géopolitiques, etc.). C’est de cet effet stabilisateur que les Jeunes Socialistes voudraient priver la Suisse.

Les conséquences d’une mise en œuvre des préceptes socialistes sont relativement simples à résumer. Au niveau mondial, il n’y en aurait aucune. Mais, en Suisse, elle mettrait en danger les quelque 10 000 emplois directs qui sont concernés par le commerce des matières premières et ne pourraient plus s’effectuer à partir de notre pays.

Depuis quelques années, avec une constance remarquable, la gauche de l’échiquier politique tente de saper les fondements de la prospérité helvétique au travers d’initiatives qui affaiblissent les conditions cadre économiques. Cette initiative « Juso » en est un exemple supplémentaire. Il faut la rejeter d’urgence afin de ne pas, à l’image du bateau pirate croisant la route du plus célèbre des aventuriers gaulois, nous saborder sans raison…

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