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2015 plus difficile que prévue mais retour de la confiance pour 2016

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CCIG
Posté le 29.02.2016
Communiqués de presse

Sans surprise, la 16e Enquête conjoncturelle de la CCIG montre que l’année 2015 a été morose et une majorité des entreprises l’a qualifiée de difficile à très difficile. Comme l’an dernier, on constate une forte amplitude, tant entre les secteurs qu’au sein des secteurs eux-mêmes. Les prévisions pour 2016 sont toutefois nettement plus confiantes.
 
2015 : une année difficile
Fait notable : une majorité, 42%, des entreprises répondantes ont jugé 2015 difficile à très difficile (contre 32% en 2014). Elles n’étaient que 26% à la juger stable. 33% l’ont cependant trouvée bonne à très bonne.
 
Pour certains secteurs, 2015 a été largement plus difficile que pour la moyenne des entreprises. Cela a été le cas pour l’horlogerie, le tourisme, l’industrie, l’énergie, le commerce de détail et de gros ou encore la chimie. A l’inverse, les assurances, l’immobilier, le négoce, l’enseignement ou les transports l’ont en grande partie estimée positive.
 
Disparités entre secteurs et au sein des secteurs
Si 75% des entreprises répondantes s’attendaient à une augmentation de leur volume d’affaires pour 2015[1], elles n’étaient au final que 58% à la constater. A l’inverse, seules 26% d’entre elles s’étaient préparées à une diminution, alors qu’elles ont été 42% à en subir une.
 
Même constat s’agissant de la rentabilité : seulement 55% des entreprises ont déclaré une croissance de la rentabilité contre 75% dans les prévisions.
 
Sur les 20 secteurs que répertorie l’Enquête conjoncturelle de la CCIG, six comportent une proportion d’entreprises nettement plus importante que la moyenne (58%) ayant connu une augmentation du volume d’affaires : il s’agit de l’assurance (90%), de l’enseignement (79%), des technologies de l’information (78%), de la santé (75%), de l’immobilier (67%) et des conseils (65%). Enseignement, immobilier et conseils s’étaient déjà détachés de la moyenne en 2015.
 
A l’inverse, les secteurs suivants ont souffert bien plus que la moyenne des entreprises (42%) : la chimie (75%), les commerces (73%), l’horlogerie (72%), l’énergie & environnement (66%), le tourisme (64%) et la banque (48%). On relèvera qu’il s’agit des mêmes secteurs que l’an dernier, avec l’arrivée notable de la branche du tourisme, affectée par le franc fort.
 
Les fortes amplitudes constatées au sein d’un même secteur, déjà relevées en 2014, se confirment :

Volume d’affaires >+10%
Moyenne des entreprises répondantes : 17%

Volume d’affaires <-10%
Moyenne des entreprises répondantes : 15%

  • Banque : 18%
  • Médias : 22%
  • Négoce : 23%
  • Banque : 24%
  • Médias : 22%
  • Négoce : 23%

Rentabilité >+10%
Moyenne des entreprises répondantes : 13%

  • Médias : 19%
  • Santé : 25%

Rentabilité >-10%
Moyenne des entreprises répondantes : 16%

  • Médias : 19%
  • Santé : 25%

 
Ainsi la banque, les médias, le négoce et la santé, ont à la fois sous-performé et surperformé.
 
Impact du franc fort
Pour plus de la moitié des entreprises répondantes (55%), l’euro est la devise étrangère qui les affecte le plus et elles sont 62% à avoir annoncé un impact négatif du franc fort (dont, pour une entreprise sur quatre, un impact fortement négatif). La baisse des prix de vente a été la parade pour près d’une entreprise sur deux, suivie de la prospection de nouveaux marchés et de la baisse des effectifs.
 
C’est ainsi qu’entre l’estimé 2015 et le réel 2015, les diminutions d’effectifs ont été deux fois plus fortes que prévu (22% contre 11%). Mais il y a aussi eu plus d’augmentation (23% contre 21% prévu).
 
La cherté du franc n’a pas entrainé de délocalisations en masse : en 2015, seules 25 entreprises ont annoncé une délocalisation alors qu’elles avaient été 33 l’année précédente. Sept entreprises, quant à elles, ont relocalisé en Suisse. Pour 2016, 21 envisagent une délocalisation et 5 une relocalisation.
 
Retour de la confiance pour 2016
Les attentes pour 2016 témoignent d’une confiance retrouvée. Trois entreprises sur quatre s’attendent à une croissance du volume d’affaires et de la rentabilité. 30% d’entre elles prévoient même une croissance de chiffre d’affaires supérieure à 5%.
 
Les secteurs les plus optimistes sont les assurances, l’enseignement, l’industrie, les RH, la santé et les TIC. Les plus pessimistes sont l’automobile, le commerce, l’énergie & environnement, l’horlogerie, le négoce, la chimie et le tourisme. A nouveau, l’estimation de l’année 2016 fait l’objet de fortes divergences dans les secteurs de la banque et du négoce.
 
Au plan des effectifs, les prévisions pour 2016 reviennent dans la norme des années précédentes, avec 66% des entreprises prévoyant un effectif inchangé.
 
Question subsidiaire : quelles mesures pour améliorer la mobilité ?
Comme à l’accoutumée, la CCIG a profité de l’Enquête pour poser une question en lien avec les conditions cadre. Cette année, il a été demandé aux entreprises de choisir les mesures nécessaires à l’amélioration de la mobilité à Genève. La réalisation de la traversée du lac arrive largement en tête avec 77% de votes, suivie de la priorité aux transports publics et à la mobilité douce (30%) et de la restriction du trafic de transit (23%).

Les principaux résultats en vidéo

Les résultats sous forme de graphiques

Les résultats détaillés (tableaux Excel)

Pour tout renseignement complémentaire
Alexandra Rys, membre de la Direction de la CCIG, tél. 022 819 91 46, courriel : a.rys@ccig.ch


L’Enquête conjoncturelle de la CCIG
L’Enquête a été conduite du 13 janvier au 15 février 2016. Le questionnaire a été adressé à 2451 entreprises. 718 entreprises ont répondu, dont 515 en totalité, soit un taux de réponse de 21%. La marge d’erreur est de 3,85%.
 
Les secteurs sont représentés de manière relativement homogène avec une dominante des secteurs « bâtiment » (16% des réponses) et « conseils » (14%). À noter également que 44% des réponses proviennent de petites entreprises de moins de 10 employés et 78% de sociétés de moins de 50 salariés.
 
58% des entreprises répondantes réalisent plus de 90% de leur chiffre d’affaires en Suisse ou avec des clients domiciliés en Suisse, tandis qu’à l’autre extrémité du spectre, 11% y réalisent moins de 10%.

 

[1] Pour mémoire, lors de l’Enquête conjoncturelle 2015, 43% des réponses avaient été saisies avant le 15 janvier 2015, date de la suppression du taux plancher EUR – CHF

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