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Traversée du Lac : pour une mobilité plurielle

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Nathalie Hardyn
Posté le 03.02.2016
Opinions

Le Grand Conseil vient d’approuver l’initiative populaire « Oui à la grande traversée du lac » et les Genevois se prononceront en 2016 sur ce sujet. Le débat parlementaire qui a précédé l’adoption du texte et le clivage gauche-droite du vote démontrent que nombre d’élus n’ont pas encore compris qu’en matière de transports nous sommes entrés dans l’ère de la mobilité plurielle. C’est ainsi que la traversée du lac n’est pas seulement le maillon manquant pour boucler le périphérique autoroutier, mais qu’elle s’inscrit dans une politique beaucoup plus large de mise à niveau de nos infrastructures de transports régionales. Il s’agit en effet de  tenir compte des comportements contemporains en matière de déplacements.

Le Genevois est aujourd’hui multimodal. Il est tour à tour piéton, conducteur ou passager d’un véhicule privé, usager des TPG ou des CFF, voire cycliste en fonction du motif de son déplacement, de sa destination ou de la météo.

Mais ni les transports collectifs ni la mobilité douce ne pourront absorber l’intégralité de l’augmentation de la mobilité consécutive à notre essor démographique et économique, à l’évolution de nos modes de vie et de nos habitudes de mobilité. Les transports individuels motorisés continueront à répondre à une partie considérable des besoins. Selon les chiffres officiels, 99.4% du réseau routier de 2025 existe déjà, et il ne reste que 24 km de réseau à construire, 10 km de routes cantonales  et 14 km d’autoroute (Traversée du Lac).

Ces 14 km d’autoroute ne sont qu’un maillon des infrastructures de transport genevoises, mais ce maillon est indispensable à la mise en œuvre d’une stratégie multimodale.

1 commentaire

SCHNEIDER, André
Posté le 03.02.2016
Traversée du Lac : permettez-moi de vous rappeler qu'un bureau d'architectes bien connu et une entreprise suisse de construction ont réalisé (en grande partie) sur base d'appel d'offre plusieurs traversées d'isthme (Lisbonne, Istanbul + autres), ponts suspendus d'une grande discrétion (quasi invisibles de loin !) et beauté. Pourquoi se compliquer l'existence et dépenser des millions pour des pré-projets, quasi-projets et autres "Genferei" quand on a déjà une solution à portée de main ? Arrêtons de râler et passons à l'action, il est grand temps après environ un siècle d'hésitations et autres palabres inutiles qui n'ont fait qu'en augmenter le coût. Mon avis personnel est que cette traversée serait inutile à 50% si vous introduisez un péage, puisque la tracée actuelle impose un détour relativement important pour de nombreux usagers, donc pour un usage efficace, pourquoi ne pas introduire dans la taxation des véhicules un montant forfaitaire modeste mais durable et conserver une traversée gratuite pour tous les usagers ? A mon avis, seule à cette condition le peuple acceptera le projet - sinon tous les grippe-sous de la région s'y opposeront et les argumentations (surtout de la gauche !) parleront de gaspillage, de coûts excessifs, "seuls les riches, etc." ; et si les frontaliers en profitent sans payer, ceci est compensé par la diminution de leur trafic au centre-ville, les quais et autres voies d'accès. Retenez ce que je dis !

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