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FORTA : une pièce maîtresse de l’avenir de la mobilité en Suisse

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Nathalie Hardyn
Posté le 23.03.2016
Opinions

Comprendre la structure actuelle du financement des routes en Suisse est un véritable casse-tête ! Heureusement, les heures passées à déchiffrer des schémas alambiqués ne seront bientôt qu’un mauvais souvenir. Le Conseil des Etats a en effet donné, lors de sa session de printemps, son feu vert au projet de Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA) et, si le Conseil national puis le peuple lui emboîtent le pas, les routes suisses bénéficieront dès 2018 d’un nouveau modèle de financement, plus clair, et surtout pérenne.

Ce nouveau fonds servira à achever le réseau des routes nationales, à éliminer des goulets d'étranglement et à réaliser des projets dans les agglomérations. En plus des aménagements routiers, il financera aussi leur exploitation et leur entretien.

Qu’ils soient routiers ou ferroviaires, les grands projets de transport exigent des investissements importants, ce qui implique un financement suffisant et une planification sur le long terme. Pour le rail, un fonds a été adopté par le peuple suisse, qui sert désormais à financer et aménager l'infrastructure ferroviaire (FAIF). La CCIG avait soutenu ce projet. Il s’agit aujourd’hui de procéder de la même manière pour assurer le financement des projets routiers, d’où FORTA, fonds de durée illimitée. Avec la création de FORTA, après celle de FAIF, la route et le rail seront mis sur un pied d'égalité.

Sans desserte de qualité, la vie économique décline, les entreprises délocalisent, la population finit par déserter. Notre pays a donc impérativement besoin de veiller à maintenir la qualité de ses infrastructures des transports et, par conséquent, à les entretenir avec soin et à les développer en fonction de la demande de la population et de l’économie. A cet égard, FORTA est une pièce maîtresse de l’avenir de la mobilité en Suisse.

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