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L’Etat, l’entreprise et l’efficience

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Jacques Jeannerat
Posté le 13.07.2016
Opinions

Il est des tâches dont le privé s’acquitte fort bien sans l’intervention de l’Etat, voire mieux, comme vient de le démontrer l’Eurofoot. En effet, la fan zone de Plainpalais, dont l’organisation a été confiée à une entreprise privée, semble avoir atteint l’objectif : 400 000 fans au total. Même la police tire un bilan positif ! Certes, certains commerçants n’ont pas tiré leur épingle du jeu et tout est toujours perfectible. En attendant, un lieu festif a été proposé à la population et a bien fonctionné sans que l’Etat s’en mêle et sans que cela ne coûte un sou au contribuable.

A l’inverse, l’Etat a formé le projet, il y a plus d’un an, d’exploiter une pharmacie ouverte au public dans les locaux des HUG. Bien que le projet ne soit pas finalisé, un certain nombre de questions viennent immédiatement à l’esprit. Est-il pertinent qu’une institution publique trouve une source de financement dans de la location commerciale ? Cette pharmacie serait exploitée par une SA détenue par la plus grande association de pharmaciens de Genève : cela ne crée-t-il pas ipso facto une distorsion de concurrence, tous les pharmaciens n’étant pas membres de cette association ?

On ne saurait reprocher à l’Etat de rechercher de nouvelles manières de remplir ses tâches – et éventuellement ses coffres – mais cela ne doit clairement pas se faire au détriment des acteurs privés. Ceux-ci sont d’ailleurs, dans bien des cas, mieux outillés que l’Etat pour agir. Si chaque acteur agit dans le secteur où il est le plus compétent – où il est spécialisé, diraient Ricardo et Smith – le consommateur-contribuable en sortira gagnant.

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