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L’avenir nous a donné raison, hélas…

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Jacques Jeannerat
Posté le 26.10.2016
Opinions

L’Histoire se répète inlassablement. Octobre 2012 : on apprenait que le renflouement de la caisse de retraite des fonctionnaires genevois pourrait coûter des milliards de francs au canton. Octobre 2016 : on apprend, via la Tribune de Genève, que la Caisse de Prévoyance de l'Etat devra sans doute être recapitalisée (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?).

Même si certaines mesures ont été prises alors, il a manqué de courage politique pour aller plus loin. Pourtant, avec le reste de la délégation PLR – dont le regretté Pierre Weiss, j’avais proposé un projet de loi (PL 11037) qui abrogeait le PLEND, ces mesures d’encouragement à la retraite anticipée. Certains députés qui siégeaient à mes côtés vont peut-être s’en mordre les doigts. Car, dans l’exposé des motifs, on prévoyait déjà, en cas de non-adoption, des conséquences particulièrement coûteuses pour l’Etat et les caisses de pension concernées.

En plus de la situation de crise, un autre argument militait déjà pour la suppression du PLEND : le décalage entre la générosité des retraites anticipées à l’Etat et les ponts-AVS que l’on trouve dans l’économie privée.

Et n’oublions pas que Genève figure parmi les derniers cantons à obéir au régime de « primauté des prestations » : autrement dit, des prestations fixées d’abord, sans définir les cotisations employeur-employé. Pourquoi, partout ailleurs en Suisse, fonctionne-t-on avec la « primauté des cotisations » (c’est-à-dire avec un certain niveau de cotisations avant qu’on ne détermine les prestations) ?

Peut-être une Genferei de plus, mais celle-ci risque de ne pas faire rire. Et c’est bien connu, on n’apprend pas aux vieux singes à faire la grimace.

1 commentaire

Edgar Lanz
Posté le 04.11.2016
A la fin des années 80 je me souviens de ce que me rapportait un ami, représentant des banques dans le comité de la caisse de pension de la CIA, qu'il s'était fait siffler par les représentants des syndicats, lorsqu'il demandait que soit inscrit au Procès-Verbal de la séance, ses demandes de modification du règlement de la caisse et mises en garde des difficultés au-devant desquelles elle allait se trouver. Il avait raison et ses avertissements sont restés vains. Rien d'étonnant dès lors que les contribuables devront à nouveau renflouer la caisse ! Un scandale imputable aux syndicats et aux autorités qui ont laissé faire.

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