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Embellie sur le front du financement des entreprises

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Alexandra Rys
Posté le 17.05.2017
Opinions

En matière de financement des entreprises, on cite volontiers Mark Twain : « Le banquier est quelqu'un qui vous prête son parapluie lorsque le soleil brille et vous le retire aussitôt qu'il pleut ». Il y a de la vérité dans cette maxime, mais la politique des banques s’est modifiée ces dix dernières années et les PME ne peuvent que s’en réjouir.

En effet, les banques, notamment les grandes, s’intéressent désormais aux PME et certaines d’entre elles ont développé des outils qui leur sont spécifiquement destinés. Par ailleurs, le plancher des prêts octroyés est aujourd’hui de 20 000 francs, bien inférieur à ce qu’il était il y a encore dix ans. Tout cela constitue une bonne nouvelle pour les entreprises car, en cas de besoin de fonds d’investissement ou de fonds de roulement, elles peuvent désormais comparer les propositions et « faire leur marché ».

Cela ne doit toutefois pas faire oublier que la crise de 2008 a provoqué un fort resserrement des boulons et que les règles prudentielles sont extrêmement contraignantes pour les établissements bancaires (sans parler des frais que leur mise en œuvre a engendré pour ceux-ci). (Voir également l'article Bâle III aura-t-il des conséquences sur le financement des entreprises ? paru dans le CCIGinfo de juin 2013).

La décision d’octroyer ou non un prêt à une entreprise dépend de critères sur lesquels celle-ci ne peut guère influer : son secteur d’activité ou sa localisation géographique, par exemple. C’est pourquoi il est d’autant plus important pour les PME qui sollicitent un prêt bancaire de préparer soigneusement leur dossier et, en particulier, d’être totalement transparentes, même sur ce qu’elles jugent délicat.

Il ne faut pas oublier non plus, pour les entreprises ayant déjà quelques années d’existence, que la Fondation d’aide aux entreprises (FAE) peut, par le cautionnement qu’elle offre, représenter un relais décisif pour la pérennité et le développement d’une entreprise. Enfin, le crowdfunding, ou financement participatif, peut représenter une alternative aux modes de financement traditionnels, notamment pour de petits montants.

Voir également la vidéo de la CCIG sur le financement des entreprises.

 

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