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L'économie de partage: un exemple à suivre ?

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Nicolas Grangier
Posté le 30.06.2017
Comptes rendus
«Tout ce qui n’est pas utilisé peut être partagé». Ce 30 juin, les RMD ont ainsi développé le lien entre l'économie de partage et le développement durable.
 
Comme l'a relevé Vincent Pignon, président de la Swiss Crowdfunding Association, 55% des Suisses ont déjà utilisé l’économie de partage. 65% des Romands la soutiennent contre 32% d’Alémaniques. Avec la digitalisation actuelle, la progression est fulgurante, surtout dans les services. C'est le cas pour le partage d'argent en économie collaborative. Il existe nombre de modèles réussis, avec la levée de centaines de milliers de francs en quelques jours, quand les banques n'octroyent pas de prêts, faute de fonds propres. La législation sur la icence bancaire est en train d'évoluer pour supprimer certains garde-fous. "On va peu à peu passer d’un monde centralisé à décentralisé", estime Vincent Pignon.
 
Alexandre Molla, directeur général d’Uber Suisse romande, affirme que "sa société n'est pas là pour tuer un marché, mais pour être complémentaire et opérer surtout quand le transport public est absent". L'entreprise de partage développe actuellement deux concepts, Uberpool (par mise en réseau de chauffeurs) et Ubercommute (co-voiturage). 75% des voitures ne roulent pas en journée à Genève, restant souvent au parking. Uber a déjà eu un impact sur la démotorisation au bout du lac et les habitudes de mobilité au bout du lac, avec 5,6 véhicules enlevés pour 100 habitants. En matière de développement durable, il y a moins de pollution (environnement), des métiers nouveaux (social) et un boom de croissance (économie). Ce système flexible et rentable permet, selon Alexandre Molla, un système gagnant-gagnant, selon Alexandre Molla.
 

Yves Moser et Vincent Zaugg sont les co-fondateurs de Keepinuse en mai 2013, une plate-forme d'objets donnés de particulier à particulier. L'application, qu'ils gèrent bénévolement, fait juste le pont entre les gens. On dénombre 6000 utilisateurs inscrits, 4200 transactions terminées et 12'500 visiteurs par mois. Le but des responsables n'est pas de faire de l'argent, mais juste de rentrer dans leurs frais.

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