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N’oublions pas l’industrie

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Jacques Jeannerat
Posté le 14.06.2017
Opinions

Dans une économie largement tertiarisée, comme la nôtre, on oublie facilement que l’industrie reste pourvoyeur de valeur ajoutée (près de 15% du PIB) et d’emplois. L’une et l’autre continuent de croître, même si c’est à un rythme plus lent que certains secteurs « sprinteurs ». On ne peut que s’en féliciter pour l’équilibre du tissu économique genevois. Toutefois l’industrie a besoin, pour prospérer, d’un certain nombre de conditions cadre, qui deviennent de plus en plus difficiles à réunir, pour ne parler que de celles qui sont de la compétence cantonale.

Il y a tout d’abord la disponibilité de terrains appropriés. Le modèle « un terrain, une entreprise » a vécu. Le Grand Conseil a avalisé, en 2012, le concept des zones d’activités mixtes (40% d’activités tertiaires, au maximum, sur la zone) sur lequel la CCIG avait planché. Mais le terrain reste rare et, pour la plupart des activités industrielles, trop cher. La FTI (Fondation pour les terrains industriels) prend tout son sens dans ce contexte en permettant la mise à disposition de terrains à des prix permettant à l’entreprise de demeurer concurrentielle au plan international. Dans le développement du PAV, l’évolution des zones industrielles en zones d’activités mixtes sera donc un élément fondamental.

En lien avec la gestion du territoire, on relèvera que l’accessibilité et la desserte des zones industrielles sont un réel problème, notamment pour les entreprises multisites, et un vrai facteur de délocalisation.

L’industrie genevoise étant fortement exportatrice, le maintien des capacités pour le fret aérien et les déplacements professionnels des entreprises et de leurs clients ou fournisseurs est également une condition cadre importante.

Enfin, on notera que les industriels, en raison de marges souvent faibles, encore mises sous pression par le franc fort, ressentent particulièrement la pression fiscale.

Comme souvent, Genève a tout pour bien faire, il faut « juste » que nos autorités s’en souviennent.

 

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