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Pourquoi il faut un(e) Romand(e)

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Frédérique Reeb-Landry
Posté le 11.09.2017
Opinions

La désignation de nos conseillers fédéraux est un art subtil, illustrant à merveille cet esprit de consensus qui nous caractérise : région linguistique, parti, canton, intégration sous la coupole sont les principaux ingrédients de la formule magique.

Si ce souci du consensus est admirable et a sans aucun doute bien servi le pays, il n’est pas déraisonnable de prendre en compte d’autres facteurs, tels que le dynamisme économique. D'autant lorsqu'il s'agit d'élire un conseiller fédéral ou une conseillère fédérale émanant du parti qui se veut « le parti de l'économie ».

Depuis le début du millénaire, la Suisse romande affiche la deuxième meilleure croissance régionale, derrière la Suisse centrale. Avec un PIB qui a augmenté plus que la moyenne nationale, la Romandie a accru son « poids » dans l’économie suisse de manière constante au cours des 15 dernières années et représente aujourd'hui un quart de sa valeur et, surtout, un million d’emplois.

Comptant un peu plus du quart de la population du pays, la Suisse romande est également la région la plus dynamique du pays en termes de croissance démographique, à quasi-égalité avec Zurich, et loin devant les autres régions. Sur les prochains 30 ans, soit à l’horizon 2045, sa croissance démographique devrait dépasser 27%.

En bonne logique, la Suisse romande et son économie méritent donc un conseiller ou une conseillère fédérale PLR.

A l’heure où nous mettons sous presse, le ticket retenu par le groupe PLR aux Chambres fédérales n’est pas connu. Il est clair qu’un conseiller fédéral genevois serait un heureux choix pour notre canton. Genève joue un rôle important dans la Confédération, ne serait-ce qu’en raison de sa contribution aux finances fédérales (troisième contributeur derrière Zurich et Zoug, et seul canton romand). L'excellente santé économique de notre canton dépend dans une large mesure de conditions cadre qui sont décidées au plan fédéral et profite en retour à l'ensemble du pays.

Et notre Assemblée fédérale serait bien inspirée de capitaliser sur l'esprit entrepreneurial et innovant, ainsi que l'expérience du terrain de notre conseiller d'Etat genevois en charge de l'économie et de la sécurité.

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