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L’année commence bien : faisons en sorte qu’elle continue sur cette lancée !

Frédérique Reeb-Landry
Posté le 23/01/2018
Opinions

Cette nouvelle année commence sur des perspectives économiques plus souriantes. La tendance montrée dans notre Enquête conjoncturelle d’automne semble confirmée par les instituts de prévision économique. La conjoncture mondiale dynamique, notamment dans la zone euro ou aux Etats-Unis, est favorable à l’industrie d’exportation suisse. Les investissements en biens d’équipement devraient également croître de manière substantielle.

On le sait bien, la diversification et la nature des échanges de l’économie genevoise lui permettent de mieux absorber les fluctuations qu’à l’échelon national. Mais entamer l’année sur des prévisions positives fait toujours du bien au moral !
Les défis dangereux auxquels est confrontée l’économie genevoise ne sont pourtant jamais loin. Le premier d’entre eux est le PF17, qui fixe le cadre dans lequel la réforme de la fiscalité genevoise pourra s'inscrire. La CCIG soutient globalement le projet du Conseil fédéral. En tout état de cause, il est impératif  que la réforme soit compétitive et acceptable au niveau international ; qu’elle respecte un calendrier court et transparent ; enfin, qu’elle résulte d’un large consensus politique, permettant une adoption dans les meilleurs délais. Le récent retour de la Suisse sur la « liste de surveillance » de l’UE (dite liste grise), même si Berne le juge négligeable, nous le rappelle : l’harmonisation fiscale doit être bouclée sans traîner et de manière à préserver les emplois en Suisse.

On a beaucoup reproché aux milieux économiques de crier au loup. Mais pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence : une longue période de croissance continue et harmonieuse ne reviendra pas. Les incertitudes – notamment politiques – se multiplient, en Suisse comme à l’étranger. Et sur ces dernières, nous n’avons pas de prise : il en va ainsi des nouveaux taux d’imposition des entreprises que l’administration américaine compte introduire et qui donnerait un coup de frein à la compétitivité suisse, si le PF 17 n’était pas adopté rapidement.

C’est pourquoi il est d’autant plus important que les entreprises (et les citoyens !) comprennent pleinement les enjeux de politique économique qui vont les appeler aux urnes au cours des prochains mois. La CCIG va s’y employer en cette année 2018, que l’on souhaite déjà des plus dynamiques pour toutes nos entreprises.

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