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Et si le clivage gauche-droite favorisait le consensus ?

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Juan-Carlos Torres
Posté le 18.04.2018
Opinions

A l’issue de l’élection au Grand Conseil de dimanche dernier, la droite et la gauche traditionnelles se trouvent chacune renforcée, avec un nombre de sièges presque équivalent : 40 sièges totalisés par le PLR et le PDC, 41 par le PS, les Verts et Ensemble à gauche.

Certains s’en lamentent. Si le MCG pourrait parfois continuer de jouer un rôle de pivot, il ne constituera plus, avec l’UDC, ce 3e bloc si déstabilisant lors de la législature qui s’achève. Il faut au contraire espérer que cette situation va contraindre les députés à parvenir à de réels consensus, non pas basés sur « un coup à toi, un coup à moi » mais sur une confrontation de visions de société différentes. En négociant des projets en amont, on évitera les blocages stériles pour déboucher sur des solutions taillées pour le bien commun.

En tout état de cause, on peut se féliciter de cette reprise des partis traditionnels. Les mouvements populistes ont, certes, eu le mérite de poser parfois les bonnes questions, mais ils n’avaient pas – et n’ont toujours pas – de solutions à proposer. Leur émergence, fondée sur les frustrations, souvent légitimes, de ceux qui se sentent les laissés-pour-compte de notre prospérité doit toutefois nous inviter – milieux économiques et classe politique – à nous interroger sur notre modèle de société.

La CCIG ne s’est jamais lassée de le répéter : le développement économique ne vaut que dans la mesure où il est gage d’emplois et de qualité de vie pour tous. Nous appelons donc les élus à s’affranchir des slogans qui fleurissent naturellement en période électorale, pour faire preuve au parlement de créativité et de capacité de dialogue dans l’intérêt de l’ensemble de la population.

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