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Et si la nouvelle alchimie faisait vraiment avancer Genève ?

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Juan-Carlos Torres
Posté le 09.05.2018
Opinions

Cinq ans durant, Genève a un peu joué aux apprentis sorciers s’essayant à la politique des « trois blocs ». Résultat de l’expérience : beaucoup de fumée et de précipité, mais une solution peu fluide, apte à gripper les rouages d’un exécutif pourtant dynamique.

Désormais, avec un Grand Conseil plus traditionnel, composé de 40 élus de l’Entente, 41 de l’Alternative, 19 UDC et MCG, et un Conseil d’Etat équilibré, il y a enfin des chances que des consensus se dégagent et qu’une transversalité apparaisse.

Dans cette dynamique, on sait la droite plus friande de négocier que la gauche, mais cette dernière aura moins de marge de manœuvre pour mettre systématiquement les pieds au mur. Et, n’en déplaise aux partis, le fait de gommer un peu les étiquettes permettra de se concentrer sur le bien commun. L’essentiel étant qu’une osmose se dégage de ce gouvernement.

 Mais le temps presse. Le canton devra vite dégager de gros financements pour faire avancer ses chantiers de législature. La priorité ? Le projet fiscal PF17, indispensable par sa portée. Et n’enterrons pas la traversée du lac qui, malgré le développement de nouveaux modes de travail, sera incontournable pour éviter l’asphyxie de la métropole.

Autre élément important: les liens croissants avec la Genève fédérale, car c’est à Berne que se joue le financement de multiples dossiers. A commencer par des projets d’infrastructures que notre canton ne cesse de réclamer. Soyons franc : lors de la législature qui se clôt, Genève a relativement peu joué de son influence sous la coupole fédérale. Réactiver le lobbying n’est pas une utopie.

Le nouveau Conseil d’Etat semble montrer une figure plus pragmatique que dogmatique. Il a saisi l’importance de travailler de manière collégiale. Espérons que ces bonnes dispositions se traduiront dans les faits car Genève attend un gouvernement qui agisse pour le bien des citoyens.

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