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Le jetlag de la gouvernance

Juan-Carlos Torres
Posté le 30/05/2018
Opinions

Les voyages en avion font décidément couler beaucoup d’encre et de salive. Dernier voyage en date à agiter le landerneau politique, le retour effectué par le magistrat en charge de l’économie à l’issue d’une mission – économique – en Iran. Etant moi-même du voyage, aux côtés de plusieurs entreprises romandes et genevoises, dans un charter affrété par economiesuisse (pour mémoire, il n’existe pas de vol direct entre Genève et Téhéran), je peux m’exprimer en connaissance de cause. Souhaitant anticiper son retour, qui aurait dû se faire dans l’avion du Conseil fédéral en compagnie de Johann Schneider-Ammann, Pierre Maudet a opté pour une autre solution, pratique : prendre le jet privé d’une des entreprises participant à la mission et qui avait prévu de rentrer plus tôt. Ce vol n’a clairement pas été organisé pour satisfaire le ministre genevois; le jet privé rentrait sur Genève, il a embarqué un passager supplémentaire. Point.

La mission économique menée à Téhéran était très importante pour l’économie suisse et pour bon nombre d’entreprises genevoises. Reprocher, comme le font certains, à un ministre, alors de l’économie, d’avoir une trop grande proximité avec des entreprises est tout de même un comble ! Encore heureux que quiconque prétend s’occuper d’économie soit proche des entreprises, grandes ou petites, en avion, en train, en bus ou à pied ! Mais il est vrai que pour nombre de politiciens, parler sans connaître son sujet ne constitue pas un obstacle…

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