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Traversée du lac : une nouvelle étape franchie

Nathalie Hardyn
Posté le 29/08/2018
Opinions

Deux ans après le plébiscite populaire en faveur de la grande traversée du lac, le Conseil consultatif mis en place par le Conseil d’Etat vient de rendre son deuxième rapport. Après avoir livré, en septembre 2017, son premier rapport de recommandations, dans lequel était avancée l’idée d’un « tunnel-pont-tunnel », la deuxième partie de sa mission vient de s’achever par ce nouveau rapport, dont les 35 recommandations devront s’intégrer au cahier des charges des études d’avant-projet. Sa prochaine mission consistera à examiner le positionnement des jonctions du bouclement autoroutier.

Parallèlement, ni le Conseil d’Etat, ni le Grand Conseil n’ont chômé. Fin 2018 ou début 2019, le Parlement sera saisi d’un projet de loi portant sur le crédit d’étude destiné à financer une partie des études d’avant-projet. Un avant-projet chiffré pourra ainsi être présenté à la Confédération, condition sine qua non pour que la Confédération se prononce sur le montant de sa participation aux travaux.

Car la Traversée du lac demeure indispensable et la Confédération elle-même reconnaît (voir https://www.admin.ch/ch/f/gg/pc/documents/2928/Rapport-explicatif_fr.pdf) que, pour les grandes agglomérations telles que Genève, un périphérique est nécessaire. Chaque jour, on enregistre dans notre canton 635 000 passages aux frontières. Les projections démographiques à l’horizon 2030 prévoient une augmentation de la population et des emplois dans le Grand Genève, qui engendrera une hausse de la demande de mobilité. Même avec la mise en service du Léman Express, la situation restera tendue dans l’agglomération.

Bâtir une infrastructure telle que la Traversée du lac est une entreprise de très longue haleine, qui prendra sans doute une quinzaine d’années. Même si tant les modes de travail que les modes de déplacement évoluent, la demande de mobilité continuera à croître et le bouclement du réseau autoroutier en sera d’autant plus nécessaire. Sans périphérique, le centre de Genève étouffera. Le développement des transports publics et de la mobilité douce, indispensable, ne résoudra pas l’équation à lui seul.

Le Gouvernement genevois a reçu le mandat populaire de mettre en œuvre la loi sur la mobilité, votée en même temps que l’initiative sur la traversée du lac. Deux dossiers indéfectiblement liés, qui ne doivent pas tomber à l’eau.

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