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Pour innover, mettons-nous en mode "ouvert"

Alexandra Rys
Posté le 12/03/2019
Opinions

Pour la seconde année consécutive, la CCIG se réjouit d’être partenaire du festival d’innovation ouverte Open Geneva, avec lequel elle partage plusieurs objectifs. Tout d’abord, cette manifestation suscite des synergies entre entités privées et publiques, de la Genève internationale comme de la Genève « locale », des ONG et des entreprises.

Ensuite, elle a pour but de stimuler et promouvoir l’innovation ouverte. Cette approche, qui repose sur des méthodologies simples et facilement reproductibles, permet de créer en mettant des savoirs en commun, en suscitant des synergies entre personnes ou institutions qui n’entreraient pas habituellement en contact. Dans la société complexe qui est la nôtre, qui peine à prendre la mesure du bouleversement que représentent la numérisation généralisée et l’irruption de l’intelligence artificielle, il paraît d’autant plus urgent de trouver de nouveaux moyens de répondre intelligemment aux défis, qu’ils soient économiques ou sociaux.

Last but least, l’innovation ouverte est une méthode bien adaptée aux PME qui, elles aussi, sont confrontées à la nécessité de devoir innover. Identifiée par l’OCDE comme étant le facteur dominant de toute croissance nationale, l’innovation constitue une thématique spécialement importante pour notre économie, qui repose sur des produits et services à forte valeur ajoutée.

La Suisse figure depuis des années en tête des classements sur l’innovation, en raison de la qualité de sa recherche et développement, de son système de formation, du nombre de brevets déposés, de la force de ses PME et de la présence de multinationales, principalement. Genève partage la très grande majorité de ces points forts ; à ceux-ci s’ajoutent son volet international, qui constitue un véritable avantage pour le brassage d’idées. Malgré cela, le canton ne se place pas dans le trio de tête des cantons innovants.

En effet, à Genève comme en Suisse, les principaux freins à l’innovation sont constitués par les coûts (cf. l’Etude « Quel avenir pour l’innovation à Genève ? », CCIG, BCGE, OCSTAT, novembre 2016). Mais l’innovation n’est pas qu’une question de moyens. Ainsi, il est largement prouvé que les échanges entre des acteurs aux profils très différents stimulent fortement l’inventivité.

 

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