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Tous unis pour un aménagement de qualité

Nicolas Grangier
Published on 10/01/2020
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Si en novembre dernier, deux modifications de zones avaient divisé le peuple genevois, et conduit à un refus devant les urnes, espérons que les 23 hectares sur lesquels se prononceront les citoyens le 9 février prochain sont d’une autre nature. Ils concernent un déclassement de zones à Cointrin, sur les communes de Meyrin et Vernier. Là, 2300 logements sont prévus de façon graduelle jusqu’en 2050. L’opération permettrait aussi d’accueillir 800 emplois. Deux référendums lancés après le feu vert des législatifs avaient abouti il y a un an.
« Cette action s’inscrira dans la durée. Nous voulons prouver que l’on peut construire des quartiers de qualité en périphérie de la ville afin de privilégier les zones à bâtir », a avancé la députée socialiste Nicole Valiquer-Grecuccio. « Ce ne sera pas un bétonnage incontrôlé, car de nombreux espaces verts sont envisagés, avec des prix contrôlés par l’Etat et une mixité de catégories de logements », a renchéri Benjamin Lavizzari, l’un des fers de lance de la campagne du OUI, qui se compose de trois comités conjoints.
« La pénurie de logements sur le canton est telle qu’il y a besoin d’une planification de cette sorte. Des milliers de Genevois ne se logent pas dans des conditions décentes », a estimé Yannos Ioannides, directeur Etudes & Développements du Comptoir Immobilier. « En 2010, notre étude GVA Cube avait déjà démontré qu’un tiers des actifs genevois ne résidait pas dans le canton, car une bonne part n’avait réussi à s’y loger ! Une perte de revenus pour le canton estimée à 700 millions de francs », a relevé Vincent Subilia, directeur général de la CCIG. Mais n’oublions pas l’aspect agricole : « La densification de zones constructibles éviterait un mitage du territoire et préserverait de la bonne terre », a argumenté Marc Favre, président d’AgriGenève.
Les opposants, composés surtout d’habitants, brandissent l’argument de la pollution et du bruit provoqués par l’aéroport voisin. Tous les propriétaires ne sont pas pour autant opposés à céder leurs terrains : la surface rapidement disponible à la construction est estimée à 35% du total.

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