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Soyons prêts à affronter la rentrée !

Vincent Subilia
Published on 27/08/2020
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Ce n’est une surprise pour personne : la rentrée de septembre sera difficile pour la plupart des entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur. Certaines maintiendront le cap tant bien que mal, d’autres devront tailler dans leurs dépenses, d’autres encore devront même lutter contre la faillite. Les perspectives dessinées par notre indicateur avancé ICO ne font hélas que confirmer un tassement inéluctable des activités. Mais il n’y a pas de fatalité, l’économie genevoise doit prouver ici sa capacité de résilience. Pour maintenir les emplois à l’échéance, le 31 août dernier, de l’«ordonnance d’urgence sur l’assurance-chômage» (RHT « covid »), il faudra faire preuve d’agilité, voire repenser son modèle d’affaires.

Dans le but de rendre hommage aux femmes et aux hommes qui constituent notre tissu économique mais aussi de rappeler que nos entreprises sont des créatrices de valeur, pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté, la CCIG a donc lancé, début juillet, une campagne sous le slogan « Nos entreprises, notre avenir ». Au travers de témoignages vidéo ou d’affichage TPG, chacun peut ainsi voir que Genève possède des capacités insoupçonnées, notamment au sein de ses PME, pour rebondir et être inventive.

Dans moins d’un mois, le 27 septembre, le peuple suisse sera à nouveau appelé aux urnes. Le menu politique s’annonce aussi copieux que crucial, à commencer par l’initiative populaire « Pour une immigration modérée », à rejeter sans hésiter. S’il y a bien un moment où la Suisse ne peut se permettre de se couper du monde extérieur, c’est celui que nous vivons. Renoncer à la libre-circulation des personnes avec l’Union européenne, et donc aux Accords bilatéraux I, provoquerait une lame de fond destructrice pour l'emploi national. Et ce n’est pas tout ; à Genève, deux initiatives populaires cherchent à dynamiter deux édifices : celui, fiscal et social, bâti après l’acceptation de la réforme RFFA pour garder sur place le plus grand nombre de contribuables et financer la prévoyance vieillesse ; et celui, économique, de la paix du travail négociée par patrons et syndicats depuis un siècle. Ces deux initiatives ne méritent qu’un NON cinglant !

Malgré le contexte anxiogène et déprimant que nous vivons, ne cédons pas à cette morosité en prenant les bonnes décisions et en combattant avec les armes dont nous disposons, celles du savoir-faire et du choix démocratique !

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