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Pour une fois, faisons les "Neinsager" !

CCIG
Published on 02/09/2020
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3 X NON : c’est le mot d’ordre que scanderont ce 3 septembre les principales associations économiques genevoises. Devant les médias, elles feront part de leurs arguments en vue des votations du 27 septembre. Mais aussi de leur inquiétude en cas d’acceptation des trois initiatives en question.


La première d’entre elles est fédérale : dite « de limitation », elle risque - sous son couvert édulcoré - de mettre à mal tout l’édifice des accords bilatéraux entre la Suisse et l’UE. Pour Genève en particulier, limiter une main-d’œuvre étrangère indispensable pourrait être fatal à certains secteurs, tels que la santé et l’hôtellerie-restauration. En plus des effets de la crise du Covid-19, cette perspective est incompatible avec une économie d’ouverture.


La deuxième initiative, l’IN 172 cantonale « zéro pertes », aurait aussi des conséquences lourdes pour le tissu économique. Elle revient sur la réforme de l’imposition des entreprises (RFFA), pourtant acceptée en mai 2019. Elle ferait de Genève le seul canton à introduire une progressivité de l’impôt sur le bénéfice des entreprises. Un danger évident pour les recettes fiscales et les prestations qui en découlent. A peine les PME ont réussi à voir le poids de leur fiscalité baisser que ce texte leur remettrait la tête sous l’eau.


Quant à la troisième initiative, elle aussi cantonale, l’IN 173 « 23 francs, c’est un minimum ! », elle revient sur un vieux débat, celui de l’introduction d’un salaire minimum étatique généralisé. En soi, un plafond salarial minimal est déjà garanti dans nombre d’entreprises par le biais de conventions collectives de travail élaborées entre partenaires sociaux. Mais cette règle unifiée est aussi absurde que contraignante.


Autant d’argumentaires qui poussent désormais la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG), la Fédération des Entreprises Romandes (FER) - Genève, la Fédération des Métiers du Bâtiment (FMB) ou la Fédération du Commerce Genevois (FCG) à s’unir contre cette sérieuse menace face à la fragile reprise actuelle. Les milieux économiques affichent rarement des positions de « Neinsager ». Mais la mise au vote conjointe de ces trois textes ne laisse d’autres choix que de glisser 3 X NON sur son prochain bulletin de vote.

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