G7 : La sécurité, notre liberté
La tenue du G7 dans notre région constitue un défi sécuritaire majeur pour Genève et son tissu économique. Depuis le début des préparatifs, la CCIG suit ce dossier avec attention et rappelle que la sécurité des commerçants, des habitants, des entreprises et des travailleurs doit demeurer la priorité absolue des autorités. Garantir l’ordre public, assurer la liberté de circulation et préserver l’activité économique sont des conditions essentielles au bon fonctionnement de notre canton.
La CCIG attend de l’État des informations claires sur les mesures à entreprendre ainsi que leurs conséquences concrètes pour les acteurs économiques. Les entreprises doivent pouvoir anticiper et s’organiser dans les meilleures conditions possibles. En parallèle, la CCIG, aux côtés des autres associations économiques genevoises, demande que des mécanismes d’indemnisation renforcés soient prévus afin de couvrir les coûts engagés pour la protection des immeubles et des vitrines, les éventuels dommages et pertes subis par les commerces et les entreprises impactés par les dispositifs liés au sommet, ainsi qu’un dédommagement pour les pertes de chiffre d’affaires. Malgré les récentes annonces, le dispositif d’indemnisation prévu par l’État reste insuffisant.
Au-delà de cet événement, cette situation rappelle une réalité fondamentale : la sécurité est notre première liberté. Sans sécurité, il n’y a ni prospérité, ni cohésion sociale durable. Nous devons donc la préserver à tout prix, avec pragmatisme et responsabilité.
Dans ce contexte, la participation de la Suisse à l’espace Schengen représente un atout essentiel. Les échanges d’informations entre autorités, la coopération policière et la possibilité de poursuivre des malfrats au-delà des frontières renforcent concrètement notre sécurité collective. Pour un canton comme Genève, qui partage près de 110 kilomètres de frontière avec la France et connaît chaque jour des flux transfrontaliers intenses, cette coopération est indispensable.
Il convient dès lors de refuser l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions », qui met en péril les accords de Schengen et affaiblirait les outils de coopération indispensables à la sécurité de notre pays et de notre canton. Préserver Schengen, c’est préserver la sécurité des Genevoises et des Genevois, ainsi que la stabilité nécessaire à notre économie.
0 commentaire