Menu

A la recherche d’indices

Charles Lassauce
Posté le 29/11/2017
Opinions

Selon la définition de l’Administration fédérale des finances, l’indice de l’exploitation du potentiel fiscal montre dans quelle mesure la capacité économique fiscalement exploitable d’un canton est, en moyenne, soumise à des redevances fiscales. Dit autrement : l’indice montre quel est le pourcentage de l’assiette fiscale (revenus et fortunes des contribuables, bénéfices des entreprises, etc.) qui est prélevé par le canton sous forme d’impôt ; c’est la charge fiscale du canton.

Fondé sur les données de 2012 à 2014, l’indice 2018 publié le 23 novembre par la Confédération consacre un statu quo qui fait toujours de Genève le canton exploitant le plus intensément son potentiel fiscal. Cet état de fait avait été mis en lumière par la CCIG en page 9 de son étude intitulée «Finances publiques et fiscalité : des enjeux majeurs pour l’avenir de Genève» (http://tinyurl.com/ybpf4lle).

Il n’est pas réaliste de continuer à accentuer la pression qui pèse sur les contribuables genevois. Zurich ponctionne moins du quart de son assiette fiscale. Les Zurichois sont-ils pourtant moins bien servis par leur administration ? L’assainissement des finances de Genève ne pourra se faire au travers de nouvelles ponctions fiscales. Le canton devra résoudre sa crise de dépenses par des réformes structurelles lui permettant de réduire ses charges. Ce sera un indice du potentiel de courage et de responsabilité de nos autorités.

0 commentaire


Les commentaires sont modérés avant d'être publiés