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Transition énergétique : coopérer pour réussir

Nathalie Hardyn
Posté le 18/01/2018
Opinions

Du 30 janvier au 1er février se tiendra, à Genève, la 19e édition des Assises Européennes de la Transition Energétique. Ce rendez-vous annuel, soutenu par la CCIG, sort pour la première fois des frontières hexagonales et Genève a été retenue comme hôte d’une manifestation qui ambitionne de développer son rayonnement international. Durant trois jours, collectivités, institutions et entreprises échangeront sur les enjeux communs et les solutions à déployer par le biais de synergies entre différents acteurs. Transport, urbanisme, agriculture, économie, énergies renouvelables, nouvelles technologies, gestion des systèmes d’information, nouvelles solidarités et gouvernance seront traités à travers une centaine de rendez-vous : conférences, ateliers, visites de terrain.

A la fois au cœur du Grand Genève et ouvert sur le monde avec la Genève internationale, notre canton est souvent considéré comme un pionnier dans le domaine des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie. La stratégie énergétique 2050, votée le 21 mai 2017, a d’ailleurs réalisé chez nous le 2e meilleur score du pays avec 72,5% de voix favorables (un atelier est du reste consacré à sa mise en œuvre lors des Assises).

La Suisse est un des rares pays à avoir amorcé un virage à 180° de sa politique énergétique, en décidant de réduire sa dépendance aux énergies fossiles tout en adoptant une sortie du nucléaire. Le défi est maintenant énorme puisqu’il s’agira en 30 ans de réussir le triple exploit de réduire la consommation d’énergie, de développer de nouvelles sources et d’adapter les conditions qui régulent le marché de l’énergie. Le système énergétique qui en découlera sera plus complexe, interconnecté et diversifié. La clé de voûte du succès sera le partenariat, la volonté politique de travailler ensemble et le développement de l’innovation technologique, un domaine où la Suisse est particulièrement bien placée.

Il subsiste encore bon nombre d’interrogations sur cette transition. Maintenir le dialogue amorcé le 21 mai dernier entre milieux économiques, entités publiques et organisations environnementales est un impératif, car ce n’est que par la coopération que nous trouverons les solutions les meilleures pour la population, les entreprises et, in fine, notre environnement.

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