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2018 a tenu toutes ses promesses

Alexandra Rys
Posté le 21/11/2018
Nouvelles

Des affaires bonnes à excellentes : 35% des entreprises qui ont répondu à l’Enquête conjoncturelle d’automne de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) ont qualifié ainsi leurs affaires en 2018.

L’année 2018 aura donc été un bon cru pour les entreprises genevoises. 2017 avait déjà révélé des résultats positifs pour la plupart d’entre elles, ils se sont encore consolidés ces derniers mois. Avec 35% de répondants qui qualifient l’année de bonne à excellente, c’est quatre points de plus en un an. 46% la jugent satisfaisante. Seules 19% des entreprises l’ont décrite comme médiocre à mauvaise. L’industrie en particulier a connu un regain d’activités avec 37% de sondés qui affichent un exercice bon à excellent.

Les entreprises ne prévoient pas de changement pour les six prochains mois. L’optimisme fléchit légèrement au-delà: elles ne sont plus que 26% à prévoir des affaires bonnes à excellentes et 44% s’attendent à des affaires satisfaisantes.

Côté salarial, la hausse moyenne pondérée au début 2018 se monte à 0,7%. L’industrie augmente ses salaires réels deux fois plus vite que le tertiaire : pour 2019, la hausse devrait s'élever à 1,3% pour l’industrie contre 0,7% pour les services. « Cela illustre parfaitement un fait malheureusement encore trop méconnu : l’industrie, à Genève, est un secteur dynamique, innovant et créateur d’emplois », dit Juan-Carlos Torres, président de la CCIG.

L’effectif du personnel est resté stable pour 64% des entreprises. Pour 2019, elles sont tout autant à prévoir une stabilité des effectifs. Petit bémol : la propension des entreprises à investir connaît un léger déclin (33% cette année).

Main-d’œuvre qualifiée difficile à trouver

Autre angle intéressant : le recrutement. Un quart des entreprises disent éprouver des difficultés à trouver de la main-d’œuvre; dans l’industrie, elles sont même une sur trois. A ce titre, la situation s’est légèrement dégradée depuis l’an dernier. La main-d’œuvre qualifiée est concernée à 54%, suivie des cadres intermédiaires à 27%. En revanche, ces deux catégories sont à égalité dans l’industrie (33%).

Pour remédier à cette situation, 45% des répondants citent d’abord l’amélioration de l’orientation professionnelle, puis l’embauche de main-d’oeuvre indigène. Les répondants issus de l’industrie, eux, appellent de leurs vœux la facilitation de l’embauche de ressortissants étrangers.

Marchés publics largement méconnus

Le focus de cet automne portait sur les marchés publics, qui représentent une très faible part du chiffre d’affaires des entreprises répondantes : à peine 25% pour neuf entreprises sur dix.  Un tiers des sociétés liées à l’industrie (secondaire) répondent à des appels d’offre plus de trois fois par an contre 14% dans les services. En cause : la simple absence de connaissance de ces marchés publics, suivie de la complexité des soumissions et les lourds investissements que de telles procédures requièrent. Ce sont les entreprises de taille moyenne qui répondent le plus à un appel d’offre public : 48% des PME de 30 à 100 collaborateurs le font deux fois ou plus par an.

Les résultats sous forme de graphiques

Les résultats détaillés

En vidéo

L'Enquête conjoncturelle de la CCIG a été réalisée entre le 22 août et le 10 octobre 2018. 2245 questionnaires ont été envoyés; 230 ont été retournés et sont utilisables pour l'une ou l'autre des questions posées, soit un taux de réponse de 10,2%.

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