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Assurer un réel transfert modal par la concertation

Nathalie Hardyn
Posté le 12/12/2018
Opinions

Partant de l’idée que la simple existence du Léman Express ne sera pas forcément suffisante pour convaincre les usagers de renoncer à leur véhicule privé, le Conseil d'Etat vient d’annoncer un train de mesures destinées à assurer le transfert modal.

Parmi celles-ci, figure la diminution des possibilités de stationnement en voirie. La CCIG déplore que le Gouvernement n’ait procédé à aucune consultation avant de lancer sur la place publique ce type de mesures, dont certaines auront beaucoup de mal à passer dans l’opinion publique.

Si le renforcement du contrôle de stationnement en voirie est indubitablement une mesure positive (il n’est, en effet, pas normal que plus de la moitié des automobilistes ne paient pas leur stationnement), par contre, multiplier par 4 le nombre de places pouvant être supprimées en surface est inacceptable sans contreparties. Et cela, même si l’on approuve le fait que les parkings en ouvrage doivent être mieux utilisés quand ils ont des réserves de capacités.

Autre mesure qui ne passera pas telle quelle : la fiscalisation des places de stationnement gratuites offertes par certains employeurs. On se demande même si une telle mesure est juridiquement possible.

À un peu plus d’une année de la mise en service intégrale du RER, il reste encore un peu de temps pour mettre autour de la table les représentants des milieux concernés. Pour la CCIG, il est impératif que le Léman Express soit une opération réussie. Dès lors, elle appelle de ses vœux l’ouverture rapide de négociations.

 

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